mercredi 9 février 2011



Le 7 février 2011 est né Umut-Talha (en turc "notre espoir"), le premier "bébé-médicament" français, sous la houlette du Pr René Frydman et de son équipe. Umut-Tulha a deux aînés, tous deux atteints de beta-thalassémie, une maladie héréditaire à transmission génétique. Lui est né suite à une fécondation in vitro avec diagnostic pré-implantatoire : son embryon était non porteur de la maladie. Mais en plus il était compatible avec sa soeur. Les cellules-souches de son cordon ombilical ont donc été prélevées à la naissance, et permettront peut-être de traiter sa soeur.

C'est une indéniable prouesse médicale.
C'est un véritable espoir donné à une famille éprouvée par la maladie de ses deux premiers enfants, sans toucher directement à l'intégrité de ce petit garçon.
C'est aussi une source de questionnement éthique : l'équipe médicale connaissait les 50% de chances de compatibilité entre Umut-Talha et sa grande soeur. Les parents ont choisi l'implantation de deux embryons, l'un compatible et l'autre non. Ce type de naissance peut donc être utilisée avec une finalité de soin en plus de l'attente d'un nouvel enfant.

Au même moment sont révisées à l'Assemblée Nationale les lois de bioéthique de 2004 (voir ici)

Interview
sur le Monde.fr du Pr René Frydman

Edit du 11/02/2011 : je modifie ce texte explicatif suite au très juste commentaire de Seer, étant donné que je ne rapportais pas les propos exacts du Pr Frydman dont l'interview est en lien.