J'avais tout de même réservé trois jours pour aller profiter du festival BD d'Angoulême. Une fois de plus un très bon moment, de très belles expositions, des rencontres, des gens passionnés, des dessins partout.
J'en ai rapporté (entre autres) deux découvertes.
La première est une BD tout juste sortie, "Sous l'entonnoir", de Natacha Sicaud et Sybilline (Delcourt). Une jeune fille de 17 ans fait une tentative de suicide médicamenteuse et se retrouve hospitalisée à Saint-Anne. Au travers du récit autobiographique de Sybilline, extrêmement touchant, c'est un regard fin qui est posé par une jeune patiente sur le temps de l'hospitalisation et sur le monde de l'hôpital psychiatrique.

La deuxième est un ensemble de courts récits, sous forme de narration décalée, "Bonne santé" de Charles Masson (Castermann). L'auteur est lui-même médecin ORL. Ces nouvelles parlent du monde de l'hôpital du côté médical, notamment en chirurgie. L'externat, les humiliations, la dureté du monde hospitalier, la mort, la souffrance, la maladie, les patients, si compliqués, si attachants. C'est très cru, noir comme le dessin de l'auteur, et très juste.
En bonus, les lyonnais apprécieront les vues de la Croix-Rousse et de son hôpital :)

Et sinon, dans la catégorie "vous étiez déjà au courant mais parlons-en car c'est quand même très bon", j'ai retenu :
- l'excellent "Tu mourras moins bête" de Marion Montaigne (Ankama). Instructif et drôle, le tout complètement décalé. Avec des démonstrations brillantes sur "pourquoi la médecine dans les séries télé c'est n'importe quoi".
- le nouvel opus de Boulet et Pénélope Bagieu, "La page blanche" (Delcourt). Une jeune femme reprend ses esprits sur un banc, elle a tout oublié. Une histoire d'amnésie, de mémoire, mais surtout une quête de ce qui fait notre identité.


Voilà!
J'avoue que je ne sais pas quand sera la prochaine "vraie" note, même si j'ai plein d'idées et envie
de dessiner tout mon temps libre est dévolu à ma thèse.
D'ici là donc, bonne lecture et à bientôt!














































merci, Sous l'entonnoir, c'est une vrai chouette Bd à lire d'urgence das ce monde de fous
RépondreSupprimerBon courage pour la thèse (du coup, je suppose qu’elle n’était pas sous le sapin ;) )
RépondreSupprimerun jour lointain quand tu auras plongé un WE entier dans ta compta avec comme seules distractions les repas, les coups de fil des copains ou des fils, et qq tours sur tw ou les blogs peut être que tu regretteras le temps où tu préparais ta thèse !
RépondreSupprimerok je sors !!!
non sincèrement bon courage
et merci pour les suggestions de lecture je vais m'y mettre mais mon addiction à internet fait que j'ai déjà un gros retard de lecture
content de ton retour :-)
Sur vos conseils, je viens d'acheter et de finir Sous l'entonnoir.
RépondreSupprimerJe suis perplexe. Oui c'est un regard fin qui est posé par une jeune patiente sur le temps de l'hospitalisation et sur le monde de l'hôpital psychiatrique. Mais je n'ai pas compris où nous mène ce regard.
C'est à dire que je n'arrive pas à comprendre l'objectif du livre. J'ai l'impression qu'il est juste descriptif mais la note finale laisse à penser le contraire. Et pourtant, même la note finale est alambiquée. Elle parle de regards empathiques et justes puis quelques lignes commente le "vous voyez que ce n'est pas inutile ce qu'on fait ici" par un "ben tiens"...
Le graphisme est par contre très juste, très réaliste et très précis particulièrement dans les scènes où il faut. Particulièrement les chapitres.
Le livre en lui même est très beau, une jolie couverture.
Ce qui fait que je ne regrette pas mes 18€ mais je reste perplexe. Était ce un choix délibéré de ne pas trop se mouiller ? De ne pas porter de jugement ? J'ai l'impression qu'elle se retient...