samedi 3 novembre 2012

M comme : ça fait Mal














 (1) Commentaires à l'article de Rue 89 du  06/09/12, "Sur Twitter, la fronde de médecins contre les déserts médicaux", qui faisait suite à notre texte commun "Médecine générale 2.0".
(2) Tweet de @OnlyLili diffusé lors de l'émission "Mots Croisés" du 29/10/12 sur France 2, "La santé à quel prix".
(3) Commentaires à l'article du Monde.fr du 10/10/12, "Futur médecin, bac+10, 80 heures par semaine, 2000 euros".
(4) Déclaration d'Yves Calvi, qui présentait l'émission "Mots Croisés" sus-citée. Le chiffre est faux, 15000 €/an c'est pour un élève de Classe Préparatoire aux Grandes Ecoles. Un étudiant en faculté (et c'est le cas des étudiants en médecine) coûte 8000€/an. J'en avais déjà parlé ici, et vous trouverez les chiffres ici.
(5) Commentaires à l'article de Rue 89 du 01/11/12, "Faut-il forcer un médecin à s'installer dans un désert médical?".


Le titre est emprunté à la note de Fluorette, "M comme...". C'est suite à la lecture de sa note que je me suis décidée à sortir celle-ci, que j'avais en tête depuis un moment déjà.


Vous êtes ici chez moi, et je ne suis pas masochiste. Vous aurez compris que la couverture médiatique des questions de santé, et ce que le public en retient, me heurte quelque peu en ce moment. Je me réserve le droit de supprimer tout commentaire qui continuerait sur la même veine "les jeunes médecins sont des feignasses attirés par le fric qui rêvent de s'installer en PACA".


197 commentaires:

  1. Wooaahhh !!!! Ta note est magnifique : sur le fond et la forme Je suis scotchée.
    Bravo et merci : tout cela est tellement juste

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  2. À la lointaine époque où j'étais enseignante, j'entendais le même discours sur mon métier de faignante grassement payée par le contribuable pour un boulot de 18 heures hebdomadaires. Même quand on a la vocation bien chevillée au corps, ça use.
    N'oubliez pas pour autant ceux qui ne parlent pas, et tout le bien qu'ils pensent des médecins qu'ils ont rencontrés, qui les ont soignés. Ceux qui n'osent pas toujours le dire, mais qui le pensent très fort : merci.

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  3. Je ne suis pas medecin, je m'informe (merci les blogs et twitter) et je vous soutient. Et je ne suis certainement pas la seule : les médias ne representent pas la réalité, ni la votre celle des medecins, ni la notre celle des patients.

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  4. C'est ça. A chaque fois, c'est le même effet qu'un coup de poing dans l'estomac. Et à la longue, ça use. Même si on est nombreux à se battre dans la même arène, même si heureusement tous les commentaires ne sont pas comme ça, même si plein de patients comprennent qu'on a besoin de bonnes conditions de travail pour bien les soigner.
    Je suis très admirative de ton travail pour cette note. J'ai depuis quelques semaines adopté la stratégie de l'autruche "je ne lis plus les commentaires". Aller volontairement relire ces piques et ces vérités travesties, ça doit être douloureux.
    Merci beaucoup pour ce billet qui tape dans le mille.

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  5. Magnifique post, les dessins sont impressionants.
    Et merci, parce que ça fait du bien de lire que d'autres sont aussi fatigués par tous ces commentaires méchants, ignorants, méprisants...
    On n'abandonnera pas, hein, mais parfois, ça donne vraiment envie.

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  6. Ton dessin est très... percutant :) merci de représenter cette réalité en image, un dessin vaut tous les discours, et le tien est parfait... J'aimerai beaucoup qu'il soit repris par cette presse que tu cites, si seulement!
    Plein de pensées

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  7. Bonsoir, je suis fille de médecin et ces commentaires contre mon père et ses confrères me rendent folle de rage. Je ne comprends pas l'argument "on paye vos études". On a aussi payer les études des plombiers et des avocats et pourtant je n'entends personne se plaindre d'eux.

    Courage !

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  8. Ouch... Qu'il est sombre, mais qu'il est vrai, ton billet...

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  9. Lectrice assidue mais discrète, je laisse un commentaire ce soir pour laisser trace d'autre chose que ces attaques ignares et méchantes qui pullulent sur la toile.
    J'aime vos dessins et la manière de raconter et de nous faire partager vos doutes, vos rencontres et vos apprentissages quotidiens.
    Scotchée et admirative à la lecture de vos récits, ceux du Fils du Dr Sachs ou encore les romans de Winckler, j'espère que cette espèce rare dont vous êtes ne va pas disparaître.

    Courage,
    Amicalement.

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  10. Un billet très percutant, on ressent bien que les commentaires choisis ne sont même pas les pires...

    Mais j'ai bien l'impression qu'il n'y a pas grand chose de nouveau. Pour ce débat comme pour beaucoup d'autres, un nombre incroyable de commentaires et malheureusement, de décisions se font parce qu'infestés par les clichés. Les "médecins riches et pas intéressés par le patient" sont pour moi autant de "profs à seulement 18h par semaine et tout le temps en vacances", de "facteurs trop fainéants pour monter les étages", ou de "patrons qui ne voient que le fric"...

    On espère pouvoir un jour voir s'ouvrir une compréhension plus large de la réalité des professionnels concernés, et non une généralisation du comportement de certains individus déviants. Ceux-là mêmes qui profitent d'un système de règles bien trop large pour des réalités bien trop diverses et complexes...

    En tout cas, c'est par votre présence à tous, médecins blogueurs, sur Internet, que vous ouvrez les yeux à beaucoup d'entre nous sur l'envers du décor. Continuez, ne lâchez pas !

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    1. C'est vrai que ça rassure un petit peu, de se dire qu'on donne peut être une autre vision à au moins quelques personnes...

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  11. Vraiment extraordinaire.
    Quel talent. Bravo.

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  12. Très jolies illustration.
    J'ai tendance à penser la même chose, mais envers des personnes précises, et non les médecins en général (un petit coucou à ma gynéco [et non gygy, eurk], et ses consulations à 48+85€ qui durent 10 min)
    C'est des gens comme vous, Borée, Grange Blanche, etc qui me prouvent le contraire.
    C'est aussi ce médecin en secteur 2, mais qui passe les 3/4 de son temps de travail à des activités bénévoles.
    Moi aussi on m'a payé mes études (merci le CROUS), mais comme beaucoup, je le rembourserais par mes cotisations.
    Ma formation m'amène à réfléchir sur les pratiques notamment des médecins, voire à critiquer, mais je trouve tout de même cette généralisation absurde.
    En conclusion, bon courage !

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  13. Il y a une règle absolue sur internet si on ne veut pas perdre toute foi en l'humanité : ne pas lire les commentaires sur desgrosses plateformes comme le monde, rue 89, youtube... Arreter la télé n'est pas un mal non plus. Il y a une énorme majorité de gens qui lisent et ne commentent pas, et une minorité de gens qui se font un plaisir de profiter de l'anonymat d'internet comme défouloir à leur haine issue de leur manque de connaissance. Ou plus simplement pour troller, provoquer des réponses à tout prix... Il vaut surement mieux écouter tes patients.
    Il n'y a même pas besoin d'explique en quoi de tels arguments sont faux. Les mécecins ne sont peut être pas à plaindre concernant leurs revenus, qui sont faibles relativement au niveau d'étude et à l'investissement personnel mais qui permettent de vivre convenablement. Je doute que beaucoup de médecins demandent des salaires plus élevés, je pense que les médecins sont à plaindre (et se plaignent) concernant les conditions dans lesquelles ils sont contraint d'exercer leur travail, et que c'est d'autant plus important de s'en plaindre que ce pourquoi ils trouvent ces conditions innaceptable sont qu'elles affectent la qualité des soins apportée à leurs patients... Être révolté de ne pas pouvoir aider au bien être des autres, c'est loin d'être le comportement de quelqu'un qui fait son métier pour l'argent.
    Bon courage.

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  14. Notre problème, toujours le même: nous nous trompons de cible... A force d'avoir des salaires et des conditions de travail déplorables, nous critiquons les miettes dans l'assiette du voisin. En fustigeant les médecins, les profs, les secrétaires de mairie, les patrons, etc, on oublie que les véritables coupables sont ces systèmes financiers opaques qui spéculent sur nos systèmes sociaux, nos services publics, nos matières premières (genre le riz), notre éventuelle capacité à rembourser une dette virtuelle. Et quand ils gagnent, ils gagnent, mais s'ils perdent, nous perdons.


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    1. Très juste Marie. Quand ils gagnent, ils gagnent... gros mais s'il perdent, NOUS perdons beaucoup !

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  15. Bonsoir Gelule.
    Beau billet !!!
    Ben alors ! faut pas le prendre autant à coeur !
    La culpabilisation est voulue par les pouvoirs publics et leurs valets, les média. J'en avait fait un billet il y a quelques mois.
    Elle a pour but de nous faire accepter n'importe quoi, par honte...
    Tout cela est savamment orchestré par une caste de dominant qui nous voit comme des rivaux potentiels.
    Et les commentaires désobligeants que l'on entends à longueur de journée, ils sont le fait de personnes aigries, envieuses, instrumentalisées par les autorités...
    Notre métier, il faut le faire de notre mieux, pour le plaisir d'être fidèle à nos valeurs, à notre éthique, et pour faire vivre nos familles, sans honte de ce que nous faisons et sans attendre d'autre reconnaissance que celle de nos proches et de (certains de) nos patients.
    Et il y a plein de manière de faire de la médecine. Si la France nous maltraite trop, on aura toujours du travail ailleurs...
    Ce serait vraiment dommage que tu te laisses impressionner par une bande de bras cassés jaloux et bornés...
    Hauts les coeurs !!!

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  16. Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.

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  17. MERCI. C'est tout ce qu'il y a à dire.

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  18. "Et il y a plein de manière de faire de la médecine. Si la France nous maltraite trop, on aura toujours du travail ailleurs..."
    C'est exactement ca. Et après la France manque de médecins ? Qu'elle cesse de nous taper dessus.

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  19. désolée que les gens aient cette image (injuste) de vous, les médecins.
    Ce sont les mêmes qui pensent qu'à la pharmacie, c'est gratuit pour peu qu'on ait les bonnes cartes.

    ...Ils ne savent pas ce qu'ils font....

    PS: Quid des traitements de certains journalistes, dont on sait qu'ils n'approfondissent pas l'info plus qu'au comptoir du PMU de coin pour peu qu'ils traitent d'un sujet qu'on connaît? Leur objectif à eux ce n'est pas Deauville le week-end en Porsche?????

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  20. Et dire que j'ai 41 ans, que je suis en P2 après une année de PACES éprouvante, que j'ai volé la place d'un petit jeune. Si ce post est la réalité de la vie de tous les jours, je dirais " tout ça pour ça".
    En tout cas, j'en ai rêvé toute ma vie, la vie de médecin me fait réver (et non pas le médecin).
    Je respecte viscéralement ce métier et les gens qui le font. Ne soyez pas abattu ! Le français moyen ne raisonne pas comme cela. Seulement ceux qui pensent avoir tout compris.

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  21. les amis faisons une expérience : admettons que le métier de médecin soit le moins bien payé en France, yaurait-il eu autant d'étudiants en première année ? yaurait-il eu besoin de concours très selectifs ? yaurait-il eu autant d'echecs psychologiques et d'echecs tout court ? ...

    soyons réalistes 2 secondes. si les études de médecine attirent autant c'est pour 2 raisons :

    1) la vocation (même si bon nombre d'étudiants s'aperceveront par la suite que finalement ce n'est pas ça qu'il leur faut...qu'ils ne sont pas à leur place...)

    2) le fait d'être sûr qu'on aura un job et qu'on sera bien rémunéré (une penssée pour les pauvres internes qui ne cessent de se plaindre : ho les amis vous n'êtes QUE des etudiants encore, que des doctorants, estimez vous heureux d'avoir aux alentours de 2000 euros par mois (voire plus) en n'ayant encore qu'un statut d'étudiant, donc de non professionnel, le doctorat est l'effort et le post-doc le réconfort, surtout que beaucoup de PROFESSIONNELS d'autres secteurs n'ateignent pas encore 2000 euros même après des années d'experience et de nuits blanches, encore plus que celles d'un pauvre interne en medecine)

    donc si le métier de médecin serait l'un des moins bien rémunéré de France, et bien même si un étudiant lambda a le "1)" (la vocation), je ne pense pas qu'il irait en fac de médecine puisque la 2e raison "2)" est inéxistante.

    donc si les études de médecine (tout comme beaucoup d'autres études) sont chiantes (concours, stress, fait d'être sans cesse critiqué etc...) c'est qu'il y a une raison : la médecine ne connaitra jamais la crise...à moins qu'un jour l'être humain devienne incapable de tomber malade, de vienne immortel...

    étant dans la profession, je parle en connaissance de cause. donc cessez de vous plaindre et contentez vous d'aimer ce que vous faites. c'est un des plus beau métier du monde et, comme dans beaucoup d'études longues, le parcours est légitimement détéstable.

    la médecine on la fait parce qu'on l'aime, quelque soient les conditions, sinon ce n'est pas la peine.

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    1. J'ai hésité à virer votre commentaire, mais je prends le temps de répondre.

      1) La médecine on la fait parce qu'on l'aime, oui. Et on continue pour ça, personnellement je suis désespérément accro. Je vous prie donc de croire que si je fais ce genre de note, avec cette conclusion, c'est bien parce que ça fait sacrément mal, toutes ces réflexions à la con.

      2) Evidemment qu'être sûr d'avoir toujours à bouffer grâce à son boulot, par les temps qui courent c'est précieux. Je vous rappelle que la dégradation des conditions de vie de la population, on la voit au jour le jour dans nos cabinets, chez nos patients.
      Jamais vous ne me verrez ici me plaindre de mon revenu.
      Gagner correctement ma vie ne fait pas de moi un punching-ball pour autant.

      3) "Quelque soient les conditions".... mais je veux bien soigner dans n'importe quelles conditions, moi. En se faisant taper dessus par contre, je ne vois pas en quoi c'est acceptable.


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    2. Vous ne vous faites pas "taper dessus" . Vous exagérez, ou alors vous êtes beaucoup trop sensible (bien que votre dessein soit joli mais non adapté à votre plainte à mon sens) . les francais savent bien que le metier de médecin n'est pas facile,qu'il est éprouvant etc et les médias le font de plus en plus savoir depuis la modernisation de la communication etc. il faut remonter à quelques décennies en arrière pour avoir cette image, vue par le peuple français, de "médecin aisé et métier aisé,pas trop de travail etc" .

      De toute façon le médecin sera toujours vu comme un métier noble (dans les 2 sens : trés beau métier et trés bien rémunéré) et ce que je veux vous faire comprendre c'est que si vous aimez ce métier, ce n'est pas de simples critiques qui vont vous faire basculez. des critiques vous en mangerez toujours. c'est un métier fait pour être critiqué,sinon il n'évoluera et n'avancera jamais. il faut savoir vivre avec les critiques. Les français savent maintenant très bien qu'il existe toute sorte de médecin,savent qu'il y en a qui sont moins altruistes que d'autres etc... (certains depassements d'honoraires sont tout juste choquants...) . les critiques font parties de la vie du médecin,il en fait et il en reçoit. il faut savoir vivre avec et savoir que c'est légitime. quelque part il faut faire son boulot de médecin et se taire. tu me dis que tu es altruiste et que tu aime ce métier, du coup tu es scientifique donc tu es sencé savoir que tu me prouvera ce que tu me dis par les actes et non par la parole. quand un attaquant de football est critiqué sur 1 match par les média,sa meilleure réponse est de marquer des buts lors du match suivant. Dis toi bien que les français ne sont pas idiots, ils savent que le parcours pour devenir médecin et même après, est semé d'embûches,qu'il faut sans cesse gravir des montagnes de stress,de critiques en tout jenres, de fatigue etc

      Bref donc conclusion : méditez bien sur cette question : "suis-je vraiment fait(e) pour la profession de medecin ?"

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    3. vous semblez être absent du débat depuis un bon moment pour accepter avec autant de facilité de vous faire cracher dessus comme c'est le cas en ce moment! et à vous lire, il va falloir remplacer bon nombre d'internes car la majorité ne sont pas fait pour être médecins d'après vos critères! alors arrêter la médecine, non! se battre pour être mieux considérés, évidemment! vous acceptez de vous faire traiter de voleurs, de nantis, d'assistés étant les seuls à avoir leurs études payées par l'état, et devant donc lui obéir au doit et à l’œil puis qu’après tout, vos 100000 euros/mois ( commentaire lu sur rue89) ils sont payés par la sécu ect ect ect ... bien vous en fasse!
      Alors nous sommes sans doute trop sensibles mais je peux vous dire que vos vérités absolues sur la façon dont les français considèrent les médecins sont actuellement mis à rude épreuve dans les articles traitant du sujet!























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    4. Et j'ajouterai qu'on ne peut pas aimer un métier quelque soit les conditions.
      je suis en D4, je veux faire de la medecine générale et de la gynéco med.
      Je vais donc payer 2 diplômes à 1000e chacun pour un peu me spécialiser (pas payé par le contribuable, promis!).

      Ensuite, je vais chercher un endroit où m'installer.
      si, dans cet endroit, je n'ai pas les moyens de faire correctement mon boulot : pas de labo, pas d'anapath pour envoyer mes prélèvements.
      Pas de SMUR à moins d'une demi heure pour soigner mes IDM.
      Pas de maternité niveau 3 à moins d'une demi heure en smur pour mes menace d'accouchement prématurée à 28 Semaines.
      Trop d'heures passée à pisser dans un violon, à remplir des papiers, à faire mes comptes.
      Je ne suis pas sure d'aimer encore mon métier...

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    5. Cher Anonyme-qui-pourrait-signer-ses-commentaires,
      Vous n'avez décidément rien compris.
      Ca fait 10 ans que j'apprends et que je fais mon métier, je vous assure que ça m'a donné le temps de me demander si j'étais bien faite pour ça.
      J'accepte d'être critiquée sur mes prises en charge, sur ma façon de bosser, c'est même plutôt sain et constructif. La fatigue, les heures de boulot, c'est mon boulot justement, où avez-vous vu que je me plaignais de ça?
      Mais la critique permanente sur une profession dans son ensemble, pour ses revenus, non.

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    6. Les internes ne sont que de simples étudiants ??? argghhhhhh
      Je ne trouve rien à dire.... :/

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    7. De nombreux professionnels de santé, après des années d'expérience, ne sont pas payés 2000€... mais sont loin d'assumer les heures et les responsabilités qu'un interne porte sur ses épaules. 2000€ pour faire le boulot d'un presque médecin, c'est du foutage de gueule.

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    8. Pas "presque médecin", médecin tout court, l'interne est médecin.

      Quant aux réflexions de l'anonyme ci-dessus, je n'ai pas bien compris s'il est en médecine mais si c'est le cas, il ne semble pas connaître ses propres études.

      "ho les amis vous n'êtes QUE des etudiants encore, que des doctorants, estimez vous heureux d'avoir aux alentours de 2000 euros par mois (voire plus) en n'ayant encore qu'un statut d'étudiant, donc de non professionnel, le doctorat est l'effort et le post-doc le réconfort"

      - le travail d'interne n'est pas un travail d'étudiant, il est médecin à temps plein, c'est un agent hospitalier (tout comme les externes)
      - il n'est pas (en moyenne) payé 2000 euros par mois (d'ailleurs, brut ou net ?)
      - il n'y a pas de statut de "post-doctorant" en médecine, donc cette comparaison qui se rapproche du système des thèses d'Université n'a pas lieu d'être, le système étant loin d'être similaire avec le doctorat d'Etat en médecine.

      "surtout que beaucoup de PROFESSIONNELS d'autres secteurs n'ateignent pas encore 2000 euros même après des années d'experience et de nuits blanches, encore plus que celles d'un pauvre interne en medecine)"

      Un interne en 1ère année étant payé le SMIC pour plus de 35h/semaine, je pense que si, sa situation professionnelle n'est pas glorieuse.

      Bref, le fait de balancer des affirmations non fondées sur un blog ne les rend pas plus vraies et encore moins intéressantes.

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  22. Merci d'avoir répondu à ce dernier commentaire. Je n'aurai eu ni ton tact, ni ta douceur.
    Encore merci pour cette percutante illustration.

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  23. "Ils ont fait des études gratuites payées par la collectivité"... Mouais, alors mes élèves payent 13000 leur année de prépa médecine (qui ne leur garantit pas d'avoir le concours bien sûr !). OK, cela peut passer comme une sélection par le fric. Mais à la base, ils n'ont pas TOUS les moyens. L'un de mes meilleurs élèves (qui a eu le concours en étant primant) a d'ailleurs fait un prêt étudiant pour se payer sa prépa. Plus les bouquins d'anat, le matos (blouse etc...). Etudes gratuites, ouais mon fion!

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    1. 13000? euros? çà existe vraiment ces tarifs? perso à l'époque (8 ans de çà ) je payais 1000 euros pour deux matières à l'année! aujourd'hui, la plus part des facs ont remédié à ce manque d'égalité par la mise en place de tutorats! je pense que votre chiffre est un peu gonflé! Les études en faculté en France sont quand même majoritairement prises en charge par l'état! apl + bourse, effectivement tu ne roules pas sur l'or mais pour une ville comme Lille (que je connais) tu t'en sors! effectivement les bouquins restent à nos charges, bien qu'il y ait une bibliothèque et qu'une bonne partie des cours soient téléchargeables sur le net! et le matos? un stétho (70 euros) et et et ... ba normalement c'est tout! les blouses sont fournies par l’hôpital (toujours pour mon exemple qui est Lille) et dans le pire des cas, une blouse c'est 30 euros, soit le prix d'un crayon d'un ami en école de design (et qui lui, pour le coup, les payent ses études) voilà voilà, ne mélangeons pas tout, à aucun moment je vais dire qu'il m'a fallut payer un prix exorbitant pour mes études (ce qui coute cher c'est tout le reste autour, logement, bouffe ) par contre, utiliser cet argument pour justifier le fait qu'il nous faille prendre l’entière responsabilité de la désertification médicale alors que tout les étudiants des facultés en France bénéficient des mêmes avantages (et bien heureusement) je dis non!

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    2. Je viens de Lille, je connais aussi. Et je bosse depuis un an à la Réunion. Et 13000 c'est le vrai chiffre et encore je te passe les 1000 euros de stage obligatoire (donc en fait, ça fait 14000). Et je passe aussi sur ceux qui font une light (c'est-à-dire qu'ils font la prépa en deux ans) qui payent donc 23500 euros en tout... Donc oui ça existe !

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  24. Gélule,
    Je suis abasourdi par tant de souffrances.
    Cela doit faire plaisir à tous ces grossiers personnages qui crachent leur venin.
    Il s'agit d'envie.
    Les gens qui critiquent les revenus des autres sont des frustrés. Et surtout du fait de ne pas être des médecins.
    Et leur complexe d'infériorité est mauvais conseiller.
    Il faut prendre du recul.
    Nous sommes victimes de la médicalisation totale de la société et de l'existence.
    La société veut manger de la médecine, veut manger de la non souffrance, veut croire à la disparition de...la mort. Ce qui autorise les industriels et les politiques à imposer des politiques de prévention coûteuses, inefficaces et... sentimentales.
    La société française (ce n'est pas la même chose ailleurs) est persuadée que la santé est un droit et que tout devrait être gratuit : la santé n'a pas de prix. Par derrière ces critiques : les médecins profitent du malheur des malades.
    Maintenant que tout est médicalisé depuis la gestation (voire la pré gestation), l'accouchement, l'élevage des enfants, la prévention des maladies infantiles, l'éducation des enfants, l'enseignement, la vie, les repas, les addictions, l'amour, le vieillissement, la ménopause, l'andropause, l'esthétique, le divorce, la vie indolente, la fin de vie et le suicide assisté, maintenant que la société a pris le contrôle de nos existences, elle désire (au sens freudien) prendre le contrôle sur tout, c'est à dire éliminer les médecins, surtout les généralistes, ne garder que les techniciens, les poseurs de stents, les fibroscopistes, les lecteurs d'ECG, et cetera, éliminer les généralistes, ceux qui voient les "vrais" gens dans leur cabinet, ceux qui entendent les plaintes sociétales, ceux qui s'opposent à l'emprise des politiques et des industriels en refusant les anti alzheimer, les hormones de la ménopause, les antibiotiques dans l'otite, et cetera.
    Une société médicalisée sans médecins généralistes ! Le rêve.
    Bon courage car la partie est perdue.

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    1. Votre commentaire est bien triste.
      Comme vous le dites, il y a un problème de mentalité, vis à vis de celui qui gagne un peu plus... et un problème aussi sur la "consommation" du soin médical.

      Mais de là à en conclure que le médecin généraliste soit voué à disparaitre ou que le combat serait déjà perdu... Comme pour beaucoup de choses, c'est par la diffusion de l'information, c'est en montrant l'envers du décor et en faisant passer le message que vous pouvez commencer à faire bouger des mentalités si ancrées. Et votre présence sur Internet est vitale à ce sujet.

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  25. Très vrai, et c'est vrai que ça fait mal... quand on y attache trop d'importance.
    Je m'insurgeais et prenais chaque commentaire en plein coeur il y a encore quelques années...

    Jusqu'à ce que ma mère me dise "mais arrête un peu de t'énerver comme ça... tu comprends pas que les médias jouent sur la culpabilité comme tout le temps ? Ils vous font culpabiliser, comme ils font culpabiliser les profs et d'autres professions... et toi tu marches pas tu cours !
    Tu en vois tant que ça au cabinet des gens qui respectent pas votre travail ?"

    Là j'ai eu le déclic et j'ai pris énormément de recul par rapport à tout ça... je lis les commentaires en rigolant et en les prenant pour ce qu'ils sont, une minorité d'aigris qui se sentent mieux en tapant sur les autres (ah le serment d'hypocrite, le Point Goldwin du commentaire médical)
    Et effectivement en discuter avec les patients ou d'autres autour de moi me fait énormément relativiser : la plupart ne sont pas aussi cons et comprennent bien que le problème n'est pas là.

    Même si ça fait toujours un peu mal, d'entendre notamment les discours des politiques, qui ont les discours qui plairont à leur électorat, et là on voit que malheureusement les choses ne sont pas prêtes à aller dans le bon sens...

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    1. Merci, c'est tout à fait vrai que le rapport qu'on a au jour le jour avec nos patients n'a rien à voir. Mais j'ai eu aussi des remarques en cabinet, "avec tout ce que vous gagnez", "qu'est-ce que vous foutez en ville c'est à la campagne qu'on a besoin de vous" (lors d'un rempla en plein été, blindé car plein de MG non remplacés alentour), "votre mari a qu'à changer de boulot et vous vous installez là" (à TrouPaumé. Bah oui, tiens, "yaka").

      Après, j'aurais bien voulu en retranscrire des phrases de politiques justement. Mais c'est impossible. Leur discours est tellement habile qu'il faut écrire tout un paragraphe donnant les circonstances du discours pour comprendre pourquoi telle ou telle phrase est pleine de mépris. C'est remarquable de manipulation du discours public, et de ce fait inattaquable.

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  26. Ce billet me touche particulièrement, tellement il fait écho à ce que je ressens aux mêmes lectures.
    Sauf que moi, j'ai laissé tombé il y a quelques années déjà, à cause d'un enfant qui avait besoin d'une présence attentive et pas d'une mère courant d'air passant sa vie à soigner les enfants des autres.

    Ca ne me donne pas envie de revenir...

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  27. Ce post est surement le reflet d'une vraie souffrance mais relativisez!
    Ecoutez aussi ce qui est dit des autres métiers dans les médias : les affreux profs qui ne foutent rien et sont toujours en vacances et/ou en dépression, les agents SNCF ou RATP qui sont toujours en grève ( et le service minimum! en fait interdiction de faire grève...), les restaurateurs qui ont réussi à faire baisser la TVA pour s'en mettre plein les poches, les agents EDF qui ne paient pas l'électricité, les affreux patrons qui licencient ( amalgame entre les grands groupes et les patrons de PME/PMI qui ont risqué leur patrimoine perso dans leur boite sans garantie de résultat ni de revenus),...

    Faîtes la part des choses sur votre réalité de médecin et celles d'autres professions, mettez tout en ligne :
    - l'intêrét intrinsèque du job
    - l'indépendance ( pas assez à votre goût) mais quand même dont vous bénéficiez dans l'exercice en libéral à comparez aux structures managériales débilitantes dont vous devez voir dans vos cabinets les victimes
    - les revenus ( et oui allez sur le site de l'INSEE comparez avec le salaire médian et autres,..
    - la garantie de l'emploi ( 3 millions de chomeurs)
    - le prestige du métier, pour reprendre un commentaire c'est un méteir noble ( qui doit l'être en tout cas)
    - les études là aussi il faut arrêter, pas de sélection pour l'inscription en fac ( comparez à l'inscription en classes prépa), la sélection c'est en fin de première année ( assez vite pour vous réorienter si vous vous êtes planté) pour les écoles d'ingé c'est au bout de deux ans vraiment éreintant et très très sélectif ( malgrè la sélection à l'inscription en classe prépa il y a des échecs complets et là c'est au bout de 3 ans puisque généralement les étudiants ont fait 2 math spé)
    - pour le prix des études et bien c'est comme tout le monde il faut se nourrir et se loger et oui il y a des gens qui ne peuvent les payer à leurs enfants, médecine ou les autres études
    - vous commencer à être payer au cours de vos études ( donc vous êtes indépendant financièrement au même moment que n'importe quelle autre profession sous réserve que ces autres aient un job ce qui n'est pas garanti), un post parle de 2000 euors ( cela doit varier entre les fac) pour un interne, c'est plus que le salaire médian français alors qu'il ne s'agit que d'étudiant...
    - le temps de travail, c'est comme tous les cadres , il faut bosser beaucoup, les 35 heures sont une référence pour les salariés non cadres de la limite au delà de laquelle les heures sup sont majorées ( et encore pas tout le temps)ce n'est pas une réalité
    - les gardes cela concerne surtout les internes (pour moi c'est débile et juste une façon de perpétuer une tradition cela ne sert pas trop l'étudiant en dehors de la mise en situation ( c'est lui qui y est) et encore moins aux malades ou alors cela veut dire que c'est facile de devenir médecin. Les autres professions ont aussi des astreintes, gardes,... et en plus payées des clopinettes.
    - la paperasse, et autres tâches que vous jugez ne pas vous revenir et bien là aussi c'est pareil pour tout le monde

    Je pense que vous allez virer mon comentaire car il ne va dans votre sens, mais je pense aussi que vous vous appitoyez sur votre sort qui reste enviable et enviez. Vous avez un job formidable si les critiques vous blessent autant ne les lisez pas et concentrez vous sur votre job.

    Très cordialement

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  28. Waouh magnifique l'angle d'attaque ! (Et bien sûr j’adhère au message à 100%)
    Vraiment géniale l'idée du combat de boxe et de la préparation à la Rocky !

    Tu transcris mieux que personne le quotidien de millier de carabins ! Bravo !!!

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  29. D'un coté, c'est plutôt drôle de se faire traiter de nantis et de parasite par Mme Aubry et ses amis d' l'ENA...
    Ou par un journaliste France TV qui est payé par les redevances télévisuelles.

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  30. Très beau billet, et toujours de beaux dessins !

    Malheureusement, certaines personnes ont l'art et la manière de faire cataloguer le "reste de leurs confrères", de par leur comportement et leurs manières d'agir.

    Je suis en reconversion pour des études de santé (kiné). On entend la même chose : ils sont payés pour brancher des patients à la machine et en gérer 5 en même temps. Sauf que pour UN cas rencontré, on généralise...

    Mais personne n'est dupe de la difficulté et des sacrifices nécessaires à des études et un métier aussi prenant que la médecine. Je ne connais pas ces études, mais étant ancienne sportive de haut niveau, je sais ce que veulent dire ces sacrifices et ces attaques que l'on prend à coeur.

    Alors courage, ce sont des personnes comme toi qui permettent justement de rééquilibrer le discours, de donner la parole aux autres, et de montrer que la passion existe encore :-)

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  31. Saisis par la noirceur de tes dessins, je ne peux m'empêcher de commenter...Je suis venue à suivre vos blogs parce que je les ai découvert grâce à celui d'une sage femme comme moi: découverte de twitter, compte, blogs, cette vie sur le web, ces liens qui vous unissent, l'exutoire que représente ces blogs ...
    Bcp d'autres te l'ont dit, pourquoi te laisser atteindre ? Qui est en cause dans ces critiques ? Pas toi ni tes compagnons, droits dans leurs bottes, qui ne vous laissez pas acheter par les labos, qui prenez le temps qd il est nécessaire en consultation, qui envisagez les patients comme des êtres humains et pas comme des utérus ( déformation professionnelle, chercher le gynécologisme ;+)) , des estomac, des ORGANES...
    Mais ils existent ceux la, tu es bien bien placée pour le savoir, ils t'ont formées et tu as su résister !
    Alors oui, je suis contre 75€ la CS de 10 mn, c'est du foutage de gueule, pas d'accord que les mutuelles complètent et encouragent le système et pas d'accord que certains se fassent des c***** en or au détriment des patients, de nous, de la sécu, des vrais gens de la vrai vie.
    Alors non, on se redresse et on y croit, qui c'est qui va nous soigner si vous baissez les bras ???

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    1. Merci pour votre commentaire!
      Les médecins abuseurs de tout poil, on en connait tous. J'en ai rencontré parmi mes profs, mes confrères, et en tant que patiente. Pour autant, ce ne sont pas la majorité, loin de là. La plupart des médecins qui ont croisé mon chemin faisaient leur boulot du mieux possible, avec le souci du patient. Ne jetons pas non plus l'opprobre sur les profs. J'en ai eu plein de très très bien, qui nous transmettaient leur passion de la médecine, leur rigueur, et leur éthique du soin. 75€ pour 10 minutes on est bien d'accord que c'est n'importe quoi, c'est bien pourquoi je sais orienter mes patients vers qui je sais ne travaille pas comme ça.
      Ce qui me hérisse moi, ce sont les généralisations : "les médecins ceci..." "les médecins cela...". Je suis dedans, moi, "les médecins", tout comme plein de confrères extras. Je ne le prendrais pas comme ça si je lisais "certains médecins qui...".
      On baissera pas les bras. Mais ça fait quand même mal.

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    2. Je réponds ici comme je pourrais répondre ailleurs. En même temps, c'est cette phrase qui m'a fait réagir : [Ce qui me hérisse moi, ce sont les généralisations : "les médecins ceci..." "les médecins cela..."].
      Car oui, je vous comprends Gélule, les généralisations, c'est chiant. Et je suis membre d'une corporation à qui la généralisation est souvent appliquée, j'ai nommé : les journalistes. Car dans votre dessin, vous aussi vous généralisez (oh je ne vous en veux pas et je compatis sincèrement au vu du matraquage que vous subissez). "Lémédias" et "Léjournalistes", voyez, sont aussi divers que "Lémédecins".
      Je voulais pointer également que dans le débat, beaucoup d'articles ont aussi donné la parole à des médecins comme vous, à des étudiants en médecine exploités et sous-payés, à des généralistes débordés, peu considérés et peu soutenus. Et que finalement, tout comme chez les médecins, de nombreux journalistes ont correctement fait leur travail en adoptant un point de vue équilibré, il me semble. En tout cas dans les lectures que j'ai faite (je n'ai personnellement pas travaillé sur le sujet).
      Il est sûr qu'en regardant TF1, le parisien et les commentaires sur le net, on reste abasourdi. Tout comme en regardant Calvi (mais que lui trouve-t-on ? mauvais intervieweur, toujours les mêmes commentateurs politiques, des émissions orientées dès le début).
      Mais il reste plein de médias qui font correctement leur boulot. Lisez-les ! ça vous fera du bien, et à nous aussi, journalistes "normaux" !

      PS: et nous aussi, nous ne haïssons rien de plus qu'un confrère, célèbre ou non, qui donne de notre profession une image déplorable et tue notre métier...

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  32. je suis scotché par ce billet et surtout par la noirceur du trait ( j'avoue que je me fais même du souci pour toi)
    je vis en plus léger (parce que plus maitre de mon temps et parce que nous oph gérons peu d'urgences "vitales à la minute") le même combat
    c'est ce combat que je sens perdu d'avance pour nous "médecins généralistes de l'ophtalmologie" qui me démotive pour travailler et qui m'empêche d'aller à mon travail alors que je suis en grande partie libéral. à quoi bon se démener pour des patients qui nous insultent et nous méprisent. Bien sûr la plupart nous "aime", nous apprécie mais je sais que même les plus gentils et même mes proches ont dans leur poche un coup de de poing pour moi prêt à partir y compris dans le dos tant les médias ont bien construit une information à sens unique (inique). les médecins qui se voient dans les médias depuis 30 ans ce ne sont pas les gélule, les fluorette, les dr du 16 les genou des alpages etc... ceux qui se montrent le plus et que montrent les médias c'est le dr machin caricature de l'imaginaire nanti et même si un "atypique" passe à l'écran comment veux tu qu'il rectifie la barre ? la seule façon de combattre cette image ce sont nos blogs, notre seule arme ce sont nos écrits, ce sont tes dessins et dans une moindre mesure nos discussions avec nos patients(je dis dans une moindre mesure par expérience personnelle: parce que malgré le temps que je passe parfois à expliquer certaines choses à mes patients ou à mes proches il y a toujours à la fin un "retour" qui me désole et qui me fait voir qu'ils n'ont rien compris et qu'il faut reprendre au début/ mm chose que qd j'explique longuement qu'il faut opérer la cataracte que les lunettes ne changeront rien et qu'au moment de dire au revoir le patient demande quand même à changer ses lunettes....)
    en ce qui me concerne il est évident que si je n'écrivais pas je consulterais plus, je serais plus "riche"(cf publication de mes revenus) mais plus la situation empire et plus j'ai besoin d'écrire ou de te et vous lire (= MG et spé blogueurs) pour trouver la force de consulter alors que je suis toujours amoureux fou de ma spé. je me sens vieux et dépassé je vais bientot devoir quitter l'arêne (et si je reste après ma retraite mes écrits auront moins d'écho )
    je ne sais pas si mon comm t'aide beaucoup sache que cette souffrance que tu exprimes par ces traits sombres est partagée par "ceux qui se posent des questions"

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    1. J'ai déjà dit l'importance que j'attache, en tant que patiente, à mon ophtalmo :) toi aussi accroche toi et continue à "faire des bonnes lunettes". Et merci pour l'image que tu donnes de ta spé.
      Ne t'inquiète pas trop, la noirceur était choisie pour coller au propos et à ce que je ressens de façon ponctuelle. Heureusement c'est pas mon état d'esprit permanent :)

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  33. C'est clair, ça doit faire très mal, surtout après ces études !
    malheureusement, les gens ne retiennent que le négatif, pas le médecin qui prend son travail à coeur, mais celui qui aura passé 5 minutes en consult avec des dépassements d'honoraires exorbitants. Pas celui qui connaît les dossiers, mais celui qui applique en permanence les mêmes protocoles sans jamais se remettre en question...

    Ca fait des années que je suis ton blog, je ne crois pas y avoir jamais commenté, mais là j'ai juste envie de te dire : n'abandonne pas, surtout pas, on a tous besoin de médecins comme toi ! Et en tant que future infirmière j'ai aussi envie de te dire que j'ai besoin de collègues comme toi...

    Eteindre la radio, la télé, les commentaires, c'est peut-être le mieux, non ?
    Courage

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    1. Je plussoie, beaucoup ne retiennent que les caricatures de médecins qui jouent au golf à côté de la piscine dans leur résidence secondaire.... C'est tellement plus plaisant que d'admettre la difficulté des études puis du métier et de rabaisser ce que peu seraient capables de faire. Certains seraient bien surpris d'apprendre les salaires des médecins dans le public et des médecins de ville. Allé n'abandonne pas, ça serait bien dommage pour la profession

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  34. N'arrête pas pour ça !
    Les commentaires sur Internet ont été conçus pour que chacun s'exprime, pour y trouver des points de vue éclairants et donner des tribunes a des gens sages qui n'en ont pas, etc. Dans la vraie vie, pour trouver ces points de vue, s'ils existent, c'est comme chercher de l'or dans le sable d'une rivière. Empoisonnée.
    Si tu lis l'anglais :
    http://www.cracked.com/blog/5-types-people-who-always-give-terrible-advice/
    (Je mettrais les commentaires dans la #3 et les politiques/médias dans la #4 et la #1)
    Ca te consolera pas et t'apprendra sans doute pas grand-chose mais t'amusera peut-être.

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  35. Ce post est surement le reflet d'une vraie souffrance mais relativisez!
    Ecoutez aussi ce qui est dit des autres métiers dans les médias ( pour les médecins je n'en entends pas tant que ça): les affreux profs qui ne foutent rien et sont toujours en vacances et/ou en dépression, les agents SNCF ou RATP qui sont toujours en grève ( et le service minimum! en fait interdiction de faire grève...), les restaurateurs qui ont réussi à faire baisser la TVA pour s'en mettre plein les poches, les agents EDF qui ne paient pas l'électricité, les affreux patrons qui licencient ( amalgame entre les grands groupes et les patrons de PME/PMI qui ont risqué leur patrimoine perso dans leur boite sans garantie de résultat ni de revenus), les fonctionnaires en général ( fainéants payre à rien faire), les journalistes qui disent n'importe qui ( voir commentaires au dessus, peut être ne lisent ils pas les blogs des médecins , ce seraient mieux pour eux)...

    Faîtes la part des choses sur votre réalité de médecin et celles d'autres professions, mettez tout en ligne :
    - l'intêrét intrinsèque du job
    - l'indépendance ( pas assez à votre goût) mais quand même dont vous bénéficiez dans l'exercice en libéral à comparez aux structures managériales débilitantes dont vous devez voir dans vos cabinets les victimes
    - les revenus ( et oui allez sur le site de l'INSEE comparez avec le salaire médian et autres,..
    - la garantie de l'emploi (3 millions de chômeurs)
    - le prestige du métier, pour reprendre un commentaire c'est un métier noble (qui doit l'être en tout cas)
    - les études là aussi il faut arrêter, pas de sélection pour l'inscription en fac ( comparez à l'inscription en classes prépa), la sélection c'est en fin de première année ( assez vite pour vous réorienter si vous vous êtes planté) pour les écoles d'ingé c'est au bout de deux ans vraiment éreintant et très très sélectif ( malgré la sélection à l'inscription en classe prépa il y a des échecs complets et là c'est au bout de 3 ans puisque généralement les étudiants ont fait 2 math spé)
    - pour le prix des études et bien c'est comme tout le monde il faut se nourrir et se loger et oui il y a des gens qui ne peuvent les payer à leurs enfants, médecine ou les autres études
    - vous commencer à être payer au cours de vos études ( donc vous êtes indépendant financièrement au même moment que n'importe quelle autre profession sous réserve que ces autres aient un job ce qui n'est pas garanti), un post parle de 2000 euros ( cela doit varier entre les fac) pour un interne, c'est plus que le salaire médian français alors qu'il ne s'agit que d'étudiant...
    - le temps de travail, c'est comme tous les cadres, il faut bosser beaucoup, les 35 heures sont une référence pour les salariés non cadres de la limite au delà de laquelle les heures sup sont majorées ( et encore pas tout le temps)ce n'est pas une réalité
    - les gardes cela concerne surtout les internes (pour moi c'est débile et juste une façon de perpétuer une tradition cela ne sert pas trop l'étudiant en dehors de la mise en situation (c'est lui qui y est) et encore moins aux malades ou alors cela veut dire que c'est facile de devenir médecin. Les autres professions ont aussi des astreintes, gardes,... et en plus payées des clopinettes.
    - la paperasse, et autres tâches que vous jugez ne pas vous revenir et bien là aussi c'est pareil pour tout le monde

    Je pense que vous allez virer mon commentaire car il ne va dans votre sens, mais je pense aussi que vous vous apitoyez sur votre sort qui reste enviable et enviez. Vous avez un job formidable si les critiques vous blessent autant ne les lisez pas et concentrez vous sur votre job.

    Très cordialement

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  36. Vous n'êtes pas un nati, seulement le "Bouc-émissaire". La classe politique doit bien trouver quelqu'un à qui donner la faute et surtout détourner l'attention de la situation grave aussi bien économique que sociale d'un pays. Il y a quelques années c'était aux demandeurs d'emploi être le fautif de pleins de choses, maintenant aux médecins et les vrai responsables sont les politiqiens, les Technocrates ayant aucun sens de la réalité, les banquiers avec leur jeu de la bourse (on gagne on garde, on perd l'Etat doit renflouer les caisses) et les journalistes qui touchent un salaire pour un travail mal fait (car aucune rechreche de fond sur aucun sujet ne se fait - tout ce fait pour rester politiquement correct et le politicien fait tout pour retser mediatiquement correct). Bref, nous sommes en République et avons l'Ancien regime qui nous gouverne. Je me demande combien de temps ce soufflée tiendra avant de s'éffondrer. Surtout n'abandonnez point, des médecins on en a toujours besoins, surtout ceux du "1er terrain": les MG

    Bonne journée

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    1. Merci pour votre précieux et ô combien juste commentaire. Bonne journée à vous également.

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  37. Ce débat est décidément très franco-francais, je suis étranger et j'ai fait mes études de médecine en France, l'un des seuls pays ou les médecins sont aussi sensibles. nous faisons un métier formidable, nous demeurons malgré tout réspéctés (ça restera toujours une profession respectable par l'immense majorité des français) et nous avons énormément d'avantages (aussi bien lors des études qu'aprés avoir obtenu son diplôme et avoir éxercé) par rapport à d'autres professions et par rapport à d'autres médecins d'autres pays. Donc ces desseins et ces débats sont bien beaux mais dans le fon ils m'incitent juste à vous dire : cessez de vous plaindre !

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    1. Marrant. J'ai eu au contraire des échos de médecins étrangers sur Twitter qui me disaient qu'il ne voyaient pas ça ailleurs, le crachage gratuit sur les médecins du fait de leur niveau de revenu.
      "Cessez de vous plaindre". Tiens-donc. Et laissez-vous insulter en silence, bande de privilégiés.

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    2. c'est peut être parce qu'on est en démocratie, qu'il y a la liberté d'expression, d'opinion etc que quelques citoyens se "lâchent" ainsi sur cette profession. c'est donc aussi en raison de la démocratisation de la médecine et de l'accès au soin que l'on peut apercevoir quelques personnes mécontentes en ayant à l'esprit le "médecin qui s'occupe de sa belle villa et de sa Ferrari..."

      m'enfin bon je peux vous assurer que cette "méchanceté gratuite" existe dans d'autres pays également ! Le truc c'est que c'est très franco français de se plaindre ainsi. Non vous ne vous faites pas "insulter" , je trouve que c'est un trop gros terme, il faut savoir prendre du recul, observer votre situation (beaucoup d'étrangers rêvent de devenir médecin en France et sont prés à tout pour quitter leur pays,dans lequel avoir un diplôme de médecine est l'équivalent d'être quasi SDF,dans lequel c'est un diplôme trés mal reconnu etc) et comparez là avec celle des médecins d'autres pays,vous aurez nettement moins l'envi de vous plaindre rien que pour quelques jaloux,frustrés ou débiles qui vous dirons "emploi à vie,bien remunéré,bourge,blablabla"

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    3. Mais encore une fois là n'est pas la question.
      Rien n'autorise les insultes gratuites. Je réitère le mot insulte, "ça leur ferait un deuxième trou" je sais pas dans quelle autre catégorie vous rangez ça, vous.

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    4. Oui beaucoup de médecins roumains, grecs ou bulgares rêvent d'exercer en France ou en Belgique. Pour ce qui est de la situation des médecins allemands ou anglais, non, ils ne rêvent pas spécialement de venir en France (pour des pays européens "comparables"). Veuillez comparer ce qui est comparable.

      Nous ne nous plaignons pas, nous répondons à une vindicte assez violente, sous la forme de dessins par exemple. C'est cela aussi la liberté d'expression, puisqu'il ne nous restera plus qu'elle pour défendre notre liberté de faire notre vie comme nous l'entendons.

      Cette liberté prise à nous dénigrer (vindicte, dénigrer, stigmatiser, puisque vous ne voulez pas entendre "insulter") aura des répercussions législatives sur notre formation, façon d'exercer, voire même de vivre.

      Enfin, hormis la forme, vous êtes également invité à réagir sur le fond à travers ce dessin, qui n'exprime qu'une émotion (ô combien légitime à mon sens).

      Plus ou moins confraternellement.

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    5. En zone frontalière, les médecins exercent des deux cotés. C'est-à-dire les Allemands vont en France et les Francais en Allemagne - mais j'avoue ne pas saisir l'intérêt de cette manoeuvre. Par contre les médecins allemand aiment bien s'expatrier en Angleterre ou en Suède, soi-disant ils gaganent plus et travaillent moins.

      Bonne soirée

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  38. Je crois que ce qui est fort dans ce dessin (hormis sa qualité), c'est d'avoir su représenter un sentiment profond d'injustice, doublé d'un mépris de la profession , d'un jugement ad hominem, et de propos fort mal argumentés (trahissant parfois une réelle méconnaissance du système de soins actuel, remettant sur le dos du médecin la faute de ne pas voir se réaliser un système de soins quant à lui fantasmé : fonctionnariat voire étatisation, gratuité, tiers payant systématique à la pharmacie, etc.).

    Une représentation bien meilleure que tous les blablas de tous ces syndicats qu'on entend à la télé...

    J'arrête là. Merci tout simplement.

    Et bon courage, je partage comme bien d'autres ton amertume.

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  39. J'adore vos billets Gélule ! Je vous suis ici et sur Twitter ;)
    Que dire ?
    Je suis infirmière, on me "tape" dessus pour d'autres motifs aussi et j'en ai ma claque. Bref, là n'est pas le souci.
    Je bosse dans un CHU, avec des internes, ces fameux "étudiants payés 2000€/mois" soit-disant.
    On en a déjà parlé avec certains, je trouve leurs conditions d'exercice terribles et pour rien au monde je n'aimerai être à leur place, à votre place.
    Beaucoup de pression, de responsabilité pour au final, pas grand chose.

    Pour en revenir à votre billet, je suis choquée par tout ce que je lis et entends sur vous justement. Et je vous défends, au sein même de ma famille, concernant les fameux déserts médicaux, les soit-disant études payées par les contribuables, l'obligation d'être disponible, etc.

    Ma famille étant dans un réel désert médical, je les comprends un peu quand même (2 à 3 semaines de délai pour avoir un RDV chez son généraliste et une matinée libre de consult' par semaine, ça calme).
    CEPENDANT, non, je ne suis pas d'accord avec le fait de vous obliger à vous installer là où il manque du monde, de vous obliger à faire des heures à n'en plus finir, à tout accepter sans broncher.
    Le sacerdoce, la vocation, c'est fini hein. Vous avez votre vie privée et votre boulot. L'un ne doit pas se faire au détriment de l'autre. Quand j'entends des gens critiquer parce qu'un médecin n'est pas joignable 24/24, j'ai juste envie de dire F**K !

    Bref, de tout coeur avec vous !
    Des médecins comme vous (et Borée, Jaddo et cie), il en faut plus.
    Bonne continuation !

    PS : désolée pour ce commentaire décousu, je viens de me lever après une nuit de boulot et je n'ai pas encore les idées très claires ;)

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  40. Bonsoir,
    Je ne suis qu'un petit externe en D3, mais de mon petit niveau, et alors que je ne suis pas encore fixé sur la spécialité que j'exercerai plus tard, tout cela me fait "peur".
    J'osais croire à la possibilité que, si je faisais le choix de la médecine générale, je pourrais travailler dans de bonnes conditions et en m'épanouissant dans mon travail. Mais tout ce capharnaüm autour du salaire des médecins, des déserts médicaux, des dépassements d'honoraire et de la liberté d'installation me donne beaucoup moins envie de considérer cette possibilité de spécialité pour mon choix futur. Et je pense que je ne suis pas le seul.

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  41. Le billet est vraiment super. Le message passe toujours aussi bien.
    Je ne comprends pas comment fonctionne la politique dans notre pays. Il n'est pas possible que la Ministre soit aussi aveugle. Je pense qu'elle sert plus de pantin dans ce monde politico-économique qu'un rôle de ministre.
    Son intervention, hier, dans l'émission de Ruquier me fait un peu peur pour l'avenir avec un discours en-dehors de la réalité du terrain.
    Les médecins bloggeurs et autres expriment fortement le mal-être dans leur activité (un rêve qui devient parfois une déception au final). Vos solutions me semblent bonnes (MUSt, revoir l'externat et l'internat des futurs médecins généralistes, etc...).
    Encore bravo et continuez à vous exprimer, ça finira par payer !

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  42. "liberté, EGALITÉ, fraternité" mes fesses aussi. Tant qu'il y aura de l'inegalité, les "riches,favorisés..." ne cesseront d'être méprisés. idem pour les plus "défavorisés" , ce n'est pas en leur donnant quelques sucreries de temps en temps pour les faire survivre (même si les aides se font de plus en plus rares) qu'on contribue à une égalité totale. donc j'aurais toujours du mal avec ce slogan hypocrite ou pas assez clair de la France.

    On pourais aussi évoquer le manque de clarté du terme "liberté" m'enfin bon ne sortons pas du débat. Je comprends les réactions des médecins qui en ont marre d'être jugé, critiqué, mais il faut se dire qu'ils ne sont pas les seuls. D'autres bac+5 ou +10 le sont aussi. C'est juste que les étudiants sont trop dans leur bulle de blouse blanche pour apréhender la realité de certaines opinions sur eux qui les "frappera" tôt ou tard.


    Je suis d'accord avec ceux qui disent qu'il faut arrêter de se plaindre, il n'y a pas mordum, le métier de médecin reste heureusement largement connu et reconnu en France. Et puis si l'opinion de certaines personnes vous enerve a ce point, partez ailleurs, cela laissera de la place pour les tonnes d'etrangers qui revent d'exercer en france.

    Quoi qu'il en soit, tant qu'il y aura de l'inégalité, il y aura du mépris et des polémiques.

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  43. Je lis votre blog depuis un moment et j'avoue être admirative du travail que vous assurez quotidiennement et de votre dévouement envers vos patients.
    Je pense sincèrement que les médecins comme vous ne sont pas si rares mais malheureusement sans doute trop occupés à faire leur boulot pour aller caracoler dans les medias.
    Je pense que les confrères que l'on entend dans les medias en ce moment vous desservent, notamment parceque certains ne semblent pas du tout avoir les pieds sur terre. J'ai entendu à plusieurs reprise des médecins se plaindre de leurs revenus, l'un d'eux parlant carrément de "paupérisation" car il gagnait 5000 euros net par mois. Alors autant je pense que tout le monde peut comprendre qu'un médecin n'est pas un surhomme (à part quelques personnes bornées)et que la charge de travail est parfois hallucinante ce qui nuit à la qualité des soins, mais se plaindre de gagner seulement 5000 euros net alors que le revenu médian en France est de 1600 euros, que des cadres débutants assurent leurs 60h par semaine pour 1700 euros, que les chercheurs touchent 2000 euros net, comment voulez-vous que les gens comprennent? C'est un fait aujourd'hui en France le travail ne paye pas, encore moins le travail utile à la société.

    Je pense sincèrement que vos revendications sont justes, tout le monde a à y gagner à ce que les médecins aient de meilleures conditions d'exercice, personne ne peut décemment faire du bon travail 80h par semaine. Malheureusement les revendications sur les revenus sont ce que les gens retiennent et je pense qu'elles décrédibilisent le reste du discours.

    Mettez en avant votre quotidien de médecin passionné, parlez des contraintes administratives, des charges qui augmentent, des difficultés d'installation là on vous comprendra, mais j'ai l'impression que la principale revendication du mouvement telle que retranscrite dans les medias est financière.

    Bon courage à vous et tenez bon, les gens qui exercent leur métier avec passion sont précieux.

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  44. Faux et archi faux, le coût d'un étudiant en médecine n'est pas de 8000€ par an pour la collectivité. Il avoisine les 12.000€ si l'on prends la peine de lire les chiffres officiels, ce chiffre étant en constante progression. Et cela ne comprends pas la participation des parents qui doivent dans la grande majorités participer à hauteur de plusieurs millier d'euros par an pour le logement, les livres et l'entretient courant de l'étudiant. Un étudiant en médecine coûte donc très cher à tous niveau, et ce serait tout à fait normal qu'une fois les études terminés, ils doivent à l'ensemble des contribuables un certains nombres d'années de disponibilité. Dans le cas contraire, faire comme au USA, les étudiants se payent leurs études et s'endette de plusieurs dizaine de milliers de dollars. (entre 80.000 et 150.000 dollars) qu'ils remboursent aux banques une fois en poste.... Choisi ton camps camarade et arrête de me faire pleurer sur ton sort....

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    1. Qu'est ce que vous rendez à la collectivité à l'issue de vos études vous ? L'hôpital, la charité, toussa...

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    2. Pour répondre à Manga : je suis ingénieur j'ai fait deux ans de classe préparatoire (coût 15000 euros l'année je n'ai rien payé) et 3 ans d'école d'ingénieur publique (je payais 1000 euros par an, je pense que le coût de la scolarité était au moins 5 fois supérieur).
      JE travaille maintenant dans le privé. Je ne rembourserai jamais les frais avancés et personne ne me le demande. On peut faire ce raisonnement pour à peu près toutes les autres études supérieures. Pourquoi les médecins devraient rembourser leurs années d'étude?

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    3. Cher camarade, je te copie ici une lettre ouverte, écrite pour les gens comme toi, qui utilise encore ce vieil argument de "on a payé leurs études à ces nantis de médecins"

      "Si j’en entends encore un qui me sort que les médecins lui DOIVENT quoique ce soit parce qu’il a payé leurs études...

      Déjà, mes parents ont payé des impôts, comme tout le monde, et grâce à cela, j’ai accès à une éducation “gratuite”. Mais n’est-ce pas également le cas de, disons, tout les élèves, collégiens, lycéens, étudiants de faculté de géographie, d’histoire, de comptabilité, j’en passe et des meilleurs ? N’est-ce pas là tout le point de notre société française et de nos acquis sociaux, que de permettre à tous d’avoir accès a l’éducation ?
      Pourquoi est-ce qu’on oblige pas, dans ce cas, les plombiers, comptables, ingénieurs formés par l’Etat, et autres d’aller dans les déserts français ?
      Oui car il n’y a pas de déserts médicaux, il y a surtout des déserts tout courts !

      Deuxièmement, si tu payais vraiment mes études, devrais je t’envoyer la facture de tous mes livres médicaux (environ une pile d’1m50, entre 30 et 60€ le livre, et encore j’en emprunte 2 par semaine à la bibliothèque), mes cours du soir (550€ par semestre depuis 1 an et demi), et, lorsque je serai interne, les frais de conférences et formations avec les frais d’hôtel et de transports qui y sont affiliés ?

      Enfin, saches, que mes études financées par l’Etat, je lui ai bien rendu, et plus que remboursé, et souvent, avec le sourire. Mes anciens chefs de clinique pourront témoigner sur ce point là. Oui, parce que figures toi, cher compatriote, que dans le but de notre formation, nous autres étudiants en médecine effectuent entre la 3ème et la 6ème année, des stages à l’hôpital, certes pour apprendre, à travers de cours prodigués par nos chefs de clinique ou en faisant des aides opératoires, mais le reste du temps passé dans nos services hospitaliers (disons 50 a 75% du temps), nous remplaçons surtout les aides soignants, les secrétaires, ou encore les brancardiers.
      Et tout ça pour la modique somme de 150€ mensuel, pour environ 25h par semaine. Sans compter la garde de 24h payée 20€ (oui, ça fait moins d’1€/h). C’est quand même plus avantageux pour l’hôpital publique que de payer d’autres aides soignants ET secrétaires ET brancardiers -dont il manque cruellement-, non?
      Ensuite, passé la 6eme année, nous devenons “interne”, avec toute la responsabilité que cela incombe. On prescrit des médicaments, des examens complémentaires, on prodigue des soins. Bref, on devient un médecin à part entière. En tant qu’interne, nous travaillons au minimum 80h par semaine, payés 1500€/mois initialement, avec des gardes de 24h à l’hôpital (parfois 2 par semaine, voir 3 en été) payés 100€ la garde. Oui, ça fait moins que le smic horaire. Ça encore, ça permet de ne pas engager plus de médecins qui ont véritablement fini leurs études.

      MES ANNÉES DE DISPO A L ETAT, JE LUI AI DEJA RENDU TOUT LE LONG DE MES ETUDES EN TRAVAILLANT POUR LUI.

      Je ne pense pas être un nanti, je ne pense pas que j’ai payé pour réussir mon concours d’entrée, ni mon concours de sortie, je ne pense pas être un délinquant non plus et je n’ai aucune intention de demander 150€ pour une consultation, comme le frère de notre ministre de la santé.

      Alors tu vois, quand tu me dis que tu payes mes études et que par conséquent tout t’es due, y compris m’envoyer dans un désert délaissé par l’ensemble des professions et plus encore, par les politiciens, ça me donne la nausée."

      FYI : Le salaire d'un médecin aux Etats unis c'est entre 156k et 315k par an. en France, c'est entre 65k et 180k. Alors comparons ce qui est comparable.

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    4. @Manga : ben les chiffres je les mets même en lien plus haut.... c'est 8000€/an/étudiant en fac et 15000€/an/étudiant en CPGE (classe prépa aux grandes écoles).

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    5. @Manga,

      Quelqu'un a dit un jour : "si vous trouvez que l'éducation coûte trop cher, essayez l'ignorance".
      Si vous trouvez qu'on dépense trop d'argent pour la formation des médecins, on peut très bien décider d'arrêter la médecine.
      L'exemple des USA tombe bien à propos : pas de sécurité sociale digne de ce nom et pourtant une dette plus grande.
      Quant à la qualité des soins...

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  45. je suis en 3eme année de médecine et je suis de plus en plus blasée par ce que pensent les gens et ce que montrent les médias. Pourtant c'est le seul métier que je veux faire depuis toute petite alors tant pis j'essaierai de prouver aux gens que je rencontrerais qu'on n'est pas tous comme ça

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  46. Pour répondre à Manga : je suis ingénieur j'ai fait deux ans de classe préparatoire (coût 15000 euros l'année je n'ai rien payé) et 3 ans d'école d'ingénieur publique (je payais 1000 euros par an, je pense que le coût de la scolarité était au moins 5 fois supérieur).
    JE travaille maintenant dans le privé. Je ne rembourserai jamais les frais avancés et personne ne me le demande. On peut faire ce raisonnement pour à peu près toutes les autres études supérieures. Pourquoi les médecins devraient rembourser leurs années d'étude?

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  47. bravo pour ce post qui est excellent et tellement vrai ( noir mais bien réaliste) , nous autorisez-vous à mettre un lien depuis le site www.ufml-asso.fr ?
    Tous les visiteurs de notre site pourraient aller sur votre blog.
    qu'en pensez vous ?
    Merci bcp
    Michel Ninouhttp://www.facebook.com/michelninou
    http://www.ufml-asso.fr/

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  48. merci !
    très beau post et cela illustre exactement ce que je peux ressentir en ce moment : je suis interne en médecine gé, je suis CONTENTE et FIERE d'être arrivée jusque là, je sais bien que la plupart des gens respectent les médecins, je sais bien que j'ai beaucoup de chance, mais en lisant des commentaires comme ceux de ton dessin ou en a
    entendant certaines remarques de patients c'est DUR on se prend ça en pleine poire et ça fait tellement mal ... souvent je râle en rentrant du boulot, je voudrais tout laisser tomber ... mais je ne le ferrai pas et toi non plus ;) COURAGE à tous ! et encore merci pour tout ton blog

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  49. merci pour ce billet superbe ;__;
    c'est exactement ca a chaque fois que je lis les commentaires de ces articles dernierement!

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  50. merci ca fait toujours plaisir de voir ce point de vue là de temps en temps =)

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  51. Tellement vrai! Ravie de voir que je ne suis pas la seule à penser ça et à me demander parfois si j'ai bien fait de choisir médecine!
    Lire les commentaires sous les articles est à chaque fois affligeant et décourageant et pourtant je continue de le faire.
    En tout cas bravo !

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  52. Je ne suis pas médecin, mais néanmoins solidaire en tant que paramédicale. Les a priori sont tenaces, tout le monde sait qu'un médecin urgentiste roule en voiture de luxe italienne... :-/
    Je suis écoeurée par tous ces préjugés, que l'on retrouve finalement pour toutes les professions paramédicales dont je fais partie. Le Français moyen, en entendant les ramassis de *vous nommerez ça avec les vocables les plus vulgaires qui vous plairont* ressassés dans les médias ne prennent pas la peine d'étudier avec recul les chiffres qu'on leur balance comme des vérités.

    Quand je me suis entendu dire par des personnes de mon propre entourage qu'en devenant orthophoniste en libéral, "j'allais me faire plein de thunes", comment dire... j'ai bondi. Bien entendu, j'avais un argument de taille: "ma nièce va chez l'orthophoniste, ça coûte environ 25 € la séance de 30 min!!!!". Oui-oui... Et bien entendu, on parle en net, n'est-ce pas? Ah mais non, c'est vrai.... "On" avait juste omis ce léger détail.
    Ou quand je m'entends dire par une maman de patient, au moment de régler le bilan de 57,60 € de sa progéniture: "ah ben vous vous embêtez pas!", que dire? Et si les gens commençaient à apprendre à calculer: 57,60 € pour 2 séances de 45 min de bilan effectives au cabinet (soit 1h30 au total, oui, je vais aider au calcul), + le travail de dépouillement des résultats - cotations - rédaction du compte-rendu, soit facilement 2h supplémentaire hors temps effectif au cabinet. Donc environ 3h30 de boulot pour 57,60 €, dont nous ne retiendrons environ que la moitié après racket... euh!... je veux dire taxes diverses et variées, ben ça ne fait même pas un SMIC horaire.

    Désolée pour le www.malife.com, je ne peux qu'illustrer avec ma propre expérience, mais je voulais témoigner à tous les médecins victimes de cette dépréciation de l'opinion publique largement menée et soutenue par les média, ma plus profonde admiration et mon soutien le plus total.

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  53. Bonsoir , après 30 ans d'exercice je suis moi aussi peiné quand je parcours les commentaires d'articles médicaux (que je continue malgré tout de lire avec un mélange d'incrédulité et de masochisme ). Je pense heureusement, et les sondages le montrent, qu'il faut différencier l'opinion que les gens ont des médecins en général, et celle qu'ils ont de leur médecin généraliste .
    Bon courage

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  54. alors d'une part, c'est pas très très bien dessiné;
    ensuite, vous mettez un goldorak politique/media, et vos citations sont pour 80% des "commentaires sur internet".
    seriously ?
    pathétique

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    1. 1) bah non, mais c'est mon blog et j'aime bien dessiner, dommage.
      2) c'est un Cyberman. Goldorak c'est chez Boulet (qui sait bien dessiner, lui).
      3) bah oui, des commentaires, parce que c'est... le sujet de ma note? (au hasard)
      4) tout comme votre commentaire. 1 partout.

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  55. Chère Gélule,

    Je ne connais pas les médecins dont on parle dans les commentaires des billets et dans les articles que tu sites. J'ai la chance d'avoir des médecins qui prennent bien soin de moi, et ton billet m'a donné envie de leur rendre hommage. Si tu veux le lire : http://www.sexedroguenutrition.fr/drogue/pour-mon-medecin-et-les-autres/

    Peut-être que c'est comme les banlieues, les patrons voyous et les fonctionnaires : le bouc émissaire d'une société qui souffre de ne pas voir la chance qu'elle a de vivre ici et maintenant...

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    1. J'ai lu, et j'avais lu ton tweet. Merci beaucoup beaucoup, ça fait chaud au coeur! Je pense que ton article reflète ce que la majorité des gens pensent de leur médecin. Les remarques blessantes font mal, mais on continue :) merci encore.

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  56. Je suis étudiante en médecine (par "vocation"). J'hésite de plus en plus à quitter cette filière, tant d'investissement (je ne parle pas d'argent) pour n'obtenir que des critiques. J'ai eu le malheur de cliquer sur certains liens de la fin du post, et j'ai pleuré.
    Courage.

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  57. je ne suis qu'externe en 6é année et croyez moi c'est très dur de se motiver à réviser à 200% pour passer l'internat quand on entend les débats actuels et les méchanceté et les conneries à la TV ou sur internet. Quand on passe 50% de son stage comme larbin à l’hôpital pour un salaire dérisoire, et 50% de son temps a réviser pour essayer d'avoir étudier 6 ans pour faire un métier qui nous plait et que nous avons choisi ... ca fait aussi assez mal d'entendre ce peu de considération à l'égard de notre futur profession ! parfois (souvent) j'ai même envie de tout plaquer !!

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  58. Ce sont des choses qui s'entendent, mais tout le monde ne pense pas ça. Je trouve que vu les heures de boulot et les responsabilités qu'a un médecin, c'est normal d'être payé comme ils le sont. La plupart d'entre vous ne comptent pas leurs heures et travaillent plus que beaucoup de gens. Les études sont payés par l'état ? Oui, comme les études d'infirmières, de prof, et j'en passe. Qui oserait dire que le travail des médecins ne constitue pas un service public de première importance ? C'est important d'avoir des médecins formés et compétents, c'est une question de santé publique. Les gens qui font ce genre de réflexion n'imaginent même pas la difficulté de ce métier.

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    1. C'est un métier difficile comme beaucoup d'autres! Concernant les profs par exemple, ils sont sectorisés dès leur fin d'étude et heureusement qu'ils le sont car sinon il y aurait beaucoup d'endroit qui n'auraient pas accès à l'éducation (comme les ZEP, les banlieues "difficiles", la campagne en fait parti également...) .
      Et pourquoi ne serait-ce pas possible pour les médecins? C'est sûr que c'est un sacrifice mais n'est-il pas nécessaire?
      Vous dites aimer votre travail et pourtant que des français soient obliger d'attendre 2 à 3 semaines pour un rdv chez leur généraliste ne vous touche pas?
      N'est ce pas autant important de se faire soigner que d'avoir une éducation?
      Je comprends tout à fait votre raz le bol et vos contestations d'un système qu'on sait aujourd'hui plus que critiquable mais parfois les changements sont nécessaires et pas plaisant pour tout le monde...

      Courage quand même! Et continuez de vous exprimer, c'est la seule manière de se faire entendre!

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    2. Personnellement je ne connais pas d'endroit où il y a une école mais pas de médecin.
      Si il faut une mission de service public comme les profs, alors soyons comme les profs : fonctionnaire de l'Etat avec les inconvénients certes, mais aussi les avantages.
      Pas sûr que les gens aimeront avoir un médecin qui reste 1 an dans un "désert" puis demande sa mutation quand il le peut... Bonjour le suivi.
      Nous sommes une profession libérale, mais on nous promet désormais d'avoir ni le beurre ni l'argent du beurre...
      L'investissement dans un cabinet auprès d'une patientèle n'a rien à voir moralement et financièrement avec un prof dans une classe...

      Je ne critique nullement l'Education Nationale, ils ont d'autres soucis et également des sacrifices à faire, mais comparons ce qui est comparable.

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    3. Il y a quand même de sacrées différences entre prof et médecin,
      - le prof est salarié, le médecin est en exercice libéral (au moins ceux qu'on voudrait coller dans les "déserts") ;
      - du coup comme il est salarié, les mutations du prof obéissent à un système (probablement loin d'être parfait) qui essaye d'apporter un peu de justice dans les mutations, quid des médecins dans ce cas ?
      - le prof n'a pas à se constituer une "clientèle", les élèves sont "fournis" par l'établissement, le médecin doit se construire une patientèle (on ne choisit pas son médecin uniquement par rayon kilométrique, il faut arriver à convaincre, du coup une installation n'est pas toujours rentable au début si j'ai bien compris) ;
      - si on ne compte pas les besoins des conjoints et enfants (qui sont partagés par les deux professions) un prof qui déménage a besoin d'un logement, un médecin qui déménage a besoin d'un logement et d'un cabinet, et j'ai comme l'impression qu'on ne peut pas prendre n'importe quel local - au moins sans travaux ;
      - les profs nouvellement titularisés peuvent être envoyés là où on a besoin d'eux, mais il me semble que les étudiants de médecines ont un concours après lequel ils choisissent leur internat parmi les postes proposés donc un étudiant moyennement classé n'est donc pas sûr d'aller près de son domicile, donc ça leur feraient 2 fois le coup de risquer d'être envoyé n'importe où (à moins que je ne me trompe)


      Et pour comprendre mes propos je signale juste que je passe mes écrits de capes dans une semaine et que donc non je ne suis pas médecin (mais avec un peu de chance, futur prof)

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  59. Merci pour cet article. Merci de parler et de témoigner du mal-être que nous sommes nombreux à ressentir. Depuis quelques semaines j'ai le sentiment de devoir en permanence justifier et défendre ma profession, mon choix de vie et ce à quoi je crois. Je rentre de quelques années dans un DOM bien loin de métropole à tout point de vue, et le décalage me fait mal. J'ai l'impression que mes premières années de "rempla" en médecine générale sont loin... Le débat est malsain, on prend un malin plaisir à dresser les catégories les unes contre les autres, et on est des cibles faciles... C'est sûr que les derniers vingt ans de numerus clausus, c'est de notre faute. Et vouloir avoir une vie en dehors du boulot, dans une société "si peu" individualiste et consumériste, c'est honteux... Bref je suis de retour en France depuis 2 mois, et par moments qu'une seule envie, retourner en brousse soigner des gens qui sont contents de voir ma bouille...

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  60. Je ne suis qu'en D2, et moi aussi j'ai l'impression qu'on me retourne un couteau dans les tripes quand je lis ce genre de commentaires :/ j'imagine même pas pour les médecins installés ...

    Bravo pour ce dessin en tout cas.

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  61. Je constate que mon intervention dérange...et bien tant mieux... Il me semble normal en ces temps ou notre assurance santé est au plus mal que le corps médical se rende compte que l'on ne peux continuer comme cela. Ce qui était la norme hier ne l'est plus de nos jours. Il faut garder à l'esprit que chaque consultation est payé par la sécu, et par conséquence par nos cotisations. C'est de l'argent public qui paye les revenues de nombreux médecins et autres spécialistes. Les efforts ne doivent pas être à sens unique. J'ai en tant que citoyen un regard sur ce que l'on fait de mes cotisations. Excusez moi de ne pas me mettre à genoux et me prosterner devant le notable médecin qui fait tant pour son prochain. Je sais de quoi je parle, mon beau fils est en 5èm année de médecine, et laisse moi te dire que chaque mois ça nous coûtes un bras entre l'appartement, les bouquins, les transports et la bouffe. Alors que cela te plaise ou non, j'estime avoir un droit de regard sur les dépenses de l'état en ce qui concerne les médecins. Que chaque médecin doivent 5 années dans une région imposé par l'état afin d'éviter le scandale des recrutements de médecin étranger parce que nos médecins ne désirent pas s'enterrer dans le trou du cul du monde. Je respecte les médecins mais ne les regardes pas avec déférence, ce ne sont que des hommes et femmes comme nous tous, ni plus ni moins. Redescend de ton piédestal et rejoint le monde des hommes, tu travailles dur pour réussir, mais point de gloire à cela, tu es comme nous tous qui travaillons dur chaque jour pour réussir. J'ai un avis qui n'est pas le tiens, pardon oh grand maître du savoir, je me prosterne à tes pieds sage parmi les sages. Arrête de me faire pleurer ça devient pathétique.

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    1. superbe marque de respect... je m'incline.
      l'agressivité gratuite c'est sympa dans les débats ça fait bien avancer.
      et là, ça avance pas mal.
      kenavo

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    2. Que de préjugés dans vos commentaires...on voit que vous avez bien appris vos leçons, et que vous gobez allègrement ce que les médias vous racontent. Vos paroles ont donc toute leur place ici, elles appuient bien les propos de gélule! Je souhaiterais faire une remarque : les médecins ne sont pas des salariés de la sécurité sociale. Leurs revenus ne viennent pas de la sécu. Le patient paye le médecin et chouette! il est remboursé. C'est magique!! Si la sécu n'existait pas, il y aurait toujours des malades, et les médecins auraient quand même un salaire, non? Mais ce serait trop bête, vous ne pourriez plus nous cracher à la figure comme vous le faites! Mes patients à moi ne sont absolument pas remboursés vu que je suis en secteur 3. Mais ils viennent quand même. Bizarre non?
      Et au passage : je plains votre beau-fils, qui va entendre parler de ses études payées par vous toute sa vie, et n'auras jamais la conscience tranquille!
      Ah, et j'aimerais connaitre votre métier...

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    3. je ne comprend pas le lien entre "je paye les études de mon beau fils" "alors j'estime avoir un droit de regard sur les dépenses de l’État"
      va falloir revoir soit votre logique, soit votre syntaxe.

      et si c'est parce que vous pensez nous rémunérer à travers les cotisations... ben c'est un peu comme si vous payez votre boulanger sauf qu'il n'y a pas d'organisme entre les deux. Tout travail mérite honoraire.

      si c'est parce que vous pensez payez les études de médecins a travers les impôts, alors il va falloir demander beaucoup, beaucoup plus a l'ensemble des autres corps de métiers qui ont eu une formation a travers la faculté, et qui n'ont pas travailler pour l’État le long de leurs études.

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    4. Il faut donc demander à votre beau fils de vous rembourser !!Moi j'ai payé moi-même mes études de médecine en travaillant à côté ..
      Si vous voulez un droit de regard sur les comptes de la sécurité sociale alors je suis tout à fait d'accord avec vous mais il va falloir tout mettre à plat : les excès d'arrêt de travail , les excès de transport médicalisé , les excès de consultation de certains patients tant en ville qu'aux urgences , les excès de frais de gestion des centres de sécurité sociale etc etc .
      En effet , je vous rappelle que les dépassements d'honoraires ne sont pas pris en charge par la sécurité sociale et qu'un médecin en secteur II coute moins cher à la sécurité sociale car ces cotisations sont moins bien prises en charge que celle d'un secteur I , qu'un spécialiste en secteur 2 touche 25 euro pour une consultation d'un patiente en CMU alors qu'un généraliste ou un spécialiste en secteur 1 en touche 28 . Alors cela arrange qui , finalement le secteur 2 à votre avis ? Et bien oui , la sécurité sociale car le reste à charge des patients est plus élevé.
      Qui est censé rembourser les compléments d'honoraires à votre avis ? ( j'appelle cela compléments d'honoraires car le terme dépassement implique un délit) .Et bien oui , votre chère mutuelle . combien cotisez vous ? Combien vous rembourse-t-elle ? Demandez donc les comptes de gestion des mutuelles qui sont beaucoup plus opaques que celle des revenus des médecins !
      Le problème de la santé en France c'est que personne et notamment les " usagers " n'en connait le coût réel : je parle en terme de charges supportées par les hôpitaux ( inévitablement renfloués par nos impôts , qui n'ont pas l'air de diminuer ) , les cliniques privées et les cabinets médicaux ( frais d'assurance , de personnel , d'équipement etc) qui ne diminuent jamais non plus.Tout cela pour vous dire que la Médecine d'excellence a un prix et que rien n'est offert aux médecins pour leur permettre de jouer les bonnes soeurs .
      Pour exemple , une nuit ,à deux heures du matin j'ai du réveiller mes deux enfants de 6 et 4 ans et les amener avec moi à la clinique sous une pluie torrentielle pour opérer une urgence vitale( et tout cela pour moins de 50 euro de plus que le tarif sécu de jour , sans dépassement d'honoraires ! : je n'avais pas trouver de nounou gratis pour les garder ( c'est plus ce que c'était les nounous !) ...; Heureusement que je n'ai pas eu d'accident mortel , cela aurait fait un bel article larmoyant dans le journal ...

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  62. À ces gens qui critiquent, je réponds que le concours est ouvert à tous. Généralement, ça calme les ardeurs. Je ne suis pas médecin mais musicienne, et j'en entends des vertes et des pas mûres. La différence étant que vous êtes en ce moment les boucs émissaires... Courage à vous tous, nous avons besoin de vous en face de nous, mais également derrière nos écrans, car vous êtes aussi dans l'education du patient... Bisous, comme dirait...

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  63. Coucou, je suis le riverain de Rue89 (étudiant médecine) qui s'est vu répondre :"Des médecins faire grève, j'en rigole d'avance"+ autres amabilités et je suis heureux de voir que mon commentaire aura au moins pu servir à ton post !
    Un gros Merci du fond du cœur pour avoir pu mettre en image ce que je n'arrive pas toujours à transmettre par l'écrit.

    Yshani

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  64. L'hiver du piano4 novembre 2012 22:35

    Chère Gélule,

    Je te comprends bien.

    Juste, réfléchis à la façon dont parle les médias, en général, sur n'importe quel sujet (mis à part quelques très très rares bons journaux qui font leur vrai boulot de journaliste)... Voilà... Je ne leur accorde désormais plus aucune espèce d'importance vu la très basse qualité de leurs réflexions et de leurs articles... ça m'attriste bien-sûr de voir tout ce qu'ils racontent. Franchement, à part attiser les affrontements entre différentes tranches de population (sociales, ethniques etc etc...), que font-ils d'autre ?

    Evidemment ça fait mal, parce que ça nous touche; mais comme ça fait mal quand ils racontent n'importe quoi, et notamment sur la politique étrangère de certains pays (je suis personnellement concernée sur certains sujets)...

    Une pensée pour toi. Ne te laisse pas envahir par cela, tu vaux mieux que ça, et tes patients qui te font confiance le savent déjà !


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    1. Et bam, voilà encore pour nous "journalistes", qui sommes "mis à part quelques très très rares bons journaux qui font leur vrai boulot", des sous-merdes, il faut bien le dire.
      Ce n'est pas parce que vous ne tapez pas sur les médecins qu'il faut taper sur les journalistes. Chez les journalistes aussi, la majorité fait son job, correctement, sérieusement. Il y a 37.000 journalistes encartés en France, citez m'en dix. Bien Et bien sachez que ces dix-là ne sont pas du tout représentatifs de cette corporation plutôt instruite, plutôt précaire, en tout cas très "classe moyenne".
      Franchement je crois que je vais ouvrir un blog et raconter tout ce que je lis ou j'entends sur "léjournalistes". Ca me trotte dans le tête depuis un moment...

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  65. Merci pour ce message... à la fois plein de fatalisme et d'espoir ! Parce qu'il faut des gens pour se battre, pour garder à ce boulot ses idéaux et son essence : il faut soigner, et il faut essayer de le faire avec foi, avec passion et avec humilité. Pourquoi ? Simplement parce que nous ne sommes pas des surhommes, parce que - même si on est bien formés - on ne nous apprend jamais à nous protéger contre la souffrance des autres, et que faire ce boulot a un coût, un coût humain qui ne se chiffre pas. Il est facile de se focaliser sur les revenus qui permettent, certes, de vivre, et de vivre bien, mais au bout de combien d'années ? ...pas évident de trouver beaucoup de gens à payer 20€ pour des gardes de 24H ! Posons nous les vraies questions : avant de réformer le secteur 2 et de stigmatiser les médecins comme des nantis qui font des horaires de moins en moins larges, n'aurions nous pas intérêt à rendre au secteur 1, à cette médecine de proximité que nous défendons tous, sa vraie valeur ? Pourquoi les jeunes médecins étaient-ils absents des négociations ? Et les associations de patients : oubliées ? Je suis jeune médecin généraliste et je bosse dans des quartiers défavorisés : pas facile tous les jours mais tellement riche ! Je fais des choses utiles et ça, ça n'a pas de prix... mais que c'est usant ! Est-ce si difficile à comprendre ? Gérer de l'humain, aider, écouter, relativiser, épauler, accompagner... Heureusement qu'il y a des médecins comme Gélule, Jaddo, Borée et tous les autres qui se battent et osent le faire ! Soyons solidaires, en médecine comme ailleurs, la société ne pourra que mieux s'en porter...

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  66. A manga3:
    je suis actuellement interne en médecine générale et mes parents ont payés mes années d'études précédentes, comme d'ailleurs de nombreux autres parents (que leurs enfants soit en médecine ou pas il faut aussi qu'ils mangent, qu'ils se déplacent et qu'ils dorment. Et leur inscription à la fac est souvent plus chère que la notre)et pourtant ils ne se sont jamais plaint d'avoir aider leur fille à réussir le métier qui lui plaît. Cela s'appelle l'amour parental.
    Et dans 20 ans je serais ravie d'avoir un salaire suffisant pour les aider.
    Vous payer la sécu, comme tout le monde, médecins compris. Et la sécu de couvre que 60 % de la consultation et la mutuelle couvre le reste (dont les dépassements d'honoraires) et là par contre chacun paye la sienne.
    Autant d'agressivité et de bassesse me laisse pantoise. Je n'ai pas vu une seule ligne dans les commentaires précédents laissant penser à un complexe de supériorité, par contre dans le votre...
    Si les prix augmentent c'est aussi parce que le prix du matériel augmente car les gens sont de plus en plus exigeant et porte plainte de plus en plus facilement.

    Que l'on ne veuille pas s'enterrer dans "le trou du cul du monde" comme c'est si poétiquement dit, à la fin de ses études, soit aux alentours de 30 ans, quand on a déjà donné 10 ans de sa vie à ses études ( 10 ans que je ne regrette pas) et qu'on rêve d'avoir enfin une vie sociale après nos semaines de 50 heures pour moins de 2000 euros par mois, nos week-ends surchargés de gardes (et encore je suis moins à plaindre que les internes de spé) je crois qu'on a le droit. Nos vies de famille sont aussi en jeu.

    Alors je ne me sens pas spécialement sur un piédestal, je suis suffisamment satisfaite de voir mes patients quitter ma consultation avec un sourire et un merci. Qu'ils payent pour des soins qu'ils veulent à la hauteur de leur exigence ne me choque pas, même si certains médecins gonflent trop la note je le reconnais

    Pour avoir un droit de regard sur quelque chose il faut déjà maîtriser le sujet

    A tous les autres : laissez donc les langues de vipères cracher leur venin, tous ces sacrifices en valent le coup. Nos patients sont notre plus belle récompense.

    Je m'excuse pour le gros pavé et le manque de style mais j'en ai ras le bol des gens comme ça.

    Je me permets de mettre un lien d'un externe de médecine qui exprime aussi son ras le bol.
    Et merci pour le blog!

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    1. https://www.facebook.com/photo.php?fbid=497599950253275&set=pb.303313576348581.-2207520000.1352068766&type=3&theater

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    2. "Et la sécu de couvre que 60 % de la consultation et la mutuelle couvre le reste (dont les dépassements d'honoraires) et là par contre chacun paye la sienne."

      Je trouve comme vous les messages de manga très agressifs, mais au sujet des mutuelles, vous faites erreur: une bonne partie des mutuelles ne remboursent pas les dépassements d'honoraires.

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  67. Je suis pas médecin, juste attachée à notre système de santé qui permet aux plus pauvres de recevoir les soins de base.
    J'arrive pas à comprendre que ceux qui en profitent le plus soient aussi haineux. En quoi est-ce choquant de considérer son travail... comme un travail ?
    En tout cas, je vous assure de toute ma solidarité.

    PS : vous n'êtes pas les seuls en galère : les juges et les profs sont logés à la même enseigne. C'est quand même con de cracher sur ceux qui nous assurent la santé, l'éducation et la justice...

    Alixe

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  68. Quel succès cette note! Bon, commentaire pas constructif (je suis la pro des commentaires pas constructifs en ce moment), juste pour te faire un coucou en passant, un coucou plein de sympathie... et puis aussi, merci, tu sais pourquoi :-)
    Des bises

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  69. Les médecins gagnent leur vie mais ils ne sont pas millionnaires....Et pourtant leur niveau de responsabilité, la longueur et la difficulté de leurs études n'est comparable à aucun métier...Il y a alors forcément un peu de passion et de vocation sinon ils auraient fait un autre métier...
    Maintenant parlons vulgairement d'argent. En réalité, les revenus moyens d'un médecin généraliste est de 4000 euros/mois pour presque 60 à 70 heures de travail/semaine (équivalent 2000 euros/mois pour 35 h), celui d'un spécialiste de 5000 à 7000 euros pour 60 à 80 heures/mois (équivalent 3500 euros pour 35 h). A comparer aux revenus des serruriers, plombiers, boulangers, cadres supérieurs,PDG,pilote d'avion,députés,ministres....Alors combien devrait gagner un médecin pour être rémunéré en fonction de son niveau d'études (bac + 8 à bac +15), de sa disponibilité (6 j sur 7, parfois 24 h sur 24), de ses responsabilités immenses bien supérieures à de nombreuses professions...Dites un chiffre. Je lance le débat.

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  70. Grosse baisse de la qualité du dessin: les proportions ne sont pas respectées, même pas d'un dessin à l'autre, le robot a un fémur long lors du coup de genou et court lors de la station debout, le texte est écrit à la va-vite, Gélule est bas du cul... bref on a la même impression de se souiller qu'avec le torchon "Le ciel lui tombe sur la tête" quand on a pu se régaler avec "Astérix en Corse" ou "en Hispanie"... Je ne jugerai que la forme, les histoires de sages qui montrent leur lune et moi ça fait deux hein; et puis dénigrer le corporatisme des autres c'est pas élégant.^^
    Bisous quand même
    OlivierNK

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    1. T'as plein de jolis liens dans la colonne de droite avec des gens qui dessinent bien. Va râler chez eux, et bisous aussi.

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    2. Et d'abord, c'et pas un "robot", c'est un Cyberman ! Soyons précis s'il vous plait O:-)

      Et sinon, je ne vais pas rentrer dans le débat, d'autre l'ont fait bien mieux que je ne le ferai. Gélule, sache juste que j'ai trouvé ta note très frappante (et c'était même pas un jeu de mot), très touchante. Je trouve ça tellement facile, tous ces crachats...
      Je dois dire que devenir médecin a toujours été l'une de mes envies profondes. Pas pour les conditions de vies privilégiées/Le salaire de nabab/autre exemple débile. Simplement pour... aider oui, tout bêtement... après j'ai probablement une vision biaisée, un peu dans le sens inverse de tous ces gens plein de mépris, c'est à dire que c'est clair que je dois idéaliser la chose. Mais bon, comme je pense l'avoir fait comprendre, mieux vaut ça que l'inverse non ?
      Bon, c'est une vocation que j'accomplirai dans une autre vie. Une vie où je me sentirai capable d'ingurgiter ces heures et ces heures de cours par coeur. Et une vie où j'aurai les moyens de faire des études. Dans cette vie là, il me faut travailler en parallèle des cours, pour pouvoir payer mon loyer, mes factures, mes fournitures... ce qui n'est pas du tout possible dans cette filière. Enfin bref, je fais un peu de hors sujet, pardon.
      Tout ça pour dire que, vous, les médecins, qui, en majorité (parce qu'il y a des gens sans idéaux partout après tout) faites ce métier par passion, par vocation, et bien... merci d'être là, merci de ne pas baisser les bras.


      (un robot... non mais vraiment !)

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  71. Mes commentaires déranges et bien tant mieux...Pas de haine dans mes propos, juste de la lucidité concernant les médecins. A croire qu'il n'y à qu'eux qui font 50 heures par semaine... désolé de vous décevoir, mais combien de travailleurs se tape 50 heures semaine pour 1100€ par mois. Vous me répondrez qu'ils n'ont pas fait 10 ans d'études, et c'est exact mais cela ne retire en rien la dureté de leurs conditions. Je ne regrette pas de sacrifier une grosse partie de nos revenues pour les études de mon beau-fils, loin de là, mais qu'il est fatiguant d'entendre sans cesse les médecins se plaindre de leurs conditions de travail. Que les infirmières râles du rapport heures/salaire je le comprends, sans compter du mépris des médecins pour cette profession, mais la je m'égare.

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    1. Pas de plainte sur mes conditions de travail ni mon revenu dans cette note, Manga3.
      Mes conditions de travail, le volume horaire tout ça, je les ai choisies avec mon boulot, et mon revenu est confortable comparé à beaucoup de gens.
      Les études sont longues, je le savais en m'y engageant.
      Je bosse de mon mieux chaque jour, sans compter, comme la majorité des médecins qui ne correspondent pas à la minorité abusive des 10 minutes de consult à 75€.
      Je ne pleure pas sur mon sort que j'ai choisi.
      Mais les critiques, parfois violentes, répétées, contre l'ensemble de ma profession sans distinction, je les encaisse car j'en fais partie, "des médecins". Et oui, ça fait mal.
      Le système de santé ne va pas bien, et on refuse d'entendre la voix des médecins "parce qu'ils gagnent plein de sous". Je sais bien que le message qui passe dans les media (et c'est bien pour cela que j'utilise un avatar de robot avec un bras droit "media") est centré sur les revendications de revenus, et c'est bien dommage, car totalement biaisé. Cela évite de focaliser l'attention sur des points plus urgents à régler... Plusieurs médecins blogueurs (dont moi) avaient proposé des solutions, dans le texte Médecine Générale 2.0 (lien sous la note), aux déserts médicaux et à la revalorisation du soin primaire dans son ensemble. Lisez, vous verrez qu'on ne cause pas beaucoup revenu. Il est dommage que ce ne soit pas ce type de discours qui soit mis en avant.

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    2. Arrêtes de nourrir le TROLL, Gélule, Manga3 ne vit que parce qu'on l'écoute...

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  72. Ne t'inquiète pas, je ne donne que peu de crédit aux médias dans l'ensemble. Ce qui me gêne sont les discours de certains blogueurs..

    exemple: la sécu de couvre que 60 % de la consultation et la mutuelle couvre le reste (dont les dépassements d'honoraires) et là par contre chacun paye la sienne...

    Faux, tout le monde ne peut se payer une mutuelle, de plus en plus de gens y renonce. médecine à 2 vitesses.

    Question: pourquoi le médecin de campagne de 70 ans décident de prendre sa retraite ne trouve aucun repreneur pour son cabinet..? pas assez attractif, clientèle de personnes âgées. Pourtant qui peu se targuer de nos jours d'avoir une formation qui ne connait pas le chômage.?

    Je persiste de penser que l'âge d'or du médecin tout puissant est révolu, le notable respectable est devenu dans bien des cas un arriviste compulsif. Ce n'est ni à moi simple citoyen, ni à l'état de changer mais bien à l'ensemble du corps médical de se remettre en question et de faire le ménage dans ses rangs. La médecine pour tous et au même tarif me semble normal. Scandaleux que les dépassements d'honoraires que seul une partie de la France peu se payer. Marre des discourt mielleux "quelle abnégation....ils font un métier formidable....ils sauvent des vies...blablabla...", Les pompiers aussi, les gendarmes aussi, les militaires aussi, et en plus il risque leurs propre vie, pourtant que de différences dans l’échelle des salaires. Il est notoire que les plaques de médecins fleurissent mieux dans le sud de la France que dans le nord, (surement le climat) avec une mention spécial pour les villes à très fort potentiel financier. (Nice, Canne, etc...) je n'invente rien, je constate. Mon discourt est certes basique, mais il n'est que le reflet de ce que pensent beaucoup de citoyens. Oui les critiques peuvent blesser, mais elle permettent aussi d'avertir d'un problème majeur. Il y à 40 ans, personnes n'aurait osée critiquer un médecin, aujourd'hui, face à la conjoncture difficile, il est indécent de se plaindre lorsque l'on gagne très correctement sa vie. Scandaleux que les dépassements d'honoraires, scandaleux les prises de rdv à 6/8 mois chez l'ophtalmologue, si nous voulons une médecin à l'Anglo-saxonne nous sommes sur la bonne voie. Maintenant lorsque je lis "Jules 1er" (Maintenant parlons vulgairement d'argent)...l'argent n'est pas vulgaire, c'est ce qu'en font les gens qui le devient...les plombiers, boulangers, et autres serruriers sont indépendants et ne sont pas remboursé par la sécu..et parlons en des 60 ou 70 heures par semaine....quel humour, il suffit de voir les heures d'ouvertures de certain cabinet pour se rendre compte que l'on est bien loin de ça. Radiez de l'ordre des médecins les brebis galeuse qui font hontes à votre profession, les finances de l'état ne s'en porterons que mieux et vous en sortirez grandi.

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    1. Si votre problème( que j'ai pu lire à plusieurs reprises) est le remboursement de la consultation, il n'y a qu'a la dérembourser on ne sera plus payé par l'état... Moi, ça m'évitera de vous appeler "patron" en allant au travail. Plus sérieusement, il faut savoir et peut être traiter le problème de votre animosité vis-à-vis des médecins. Vous êtes seul à envoyer des banalités écoutables à la télévision, nombreux sont les médecins qui vont sur ce blog qui en bavent et qui savent de quoi ils parlent, faites attention à ce que vous dites.

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    2. Et oui, je n'ai pas le même discourt que vos collègues de travail et ça dérange. Je n'ai pas d'animosité envers les médecins mais la couverture sociale à été créer lorsque les finances de l'état étaient au beau fixe. Aujourd'hui ce n'est plus le cas, nos finances sont dans le rouge vif mais personne ne veux revenir sur les acquits d'un autre âges. Le corporatisme ambiant et institutionnel des médecins n'arrange rien. Il faut ré-ouvrir des dispensaires avec des médecins salariés en 35 ou 39 h, de la consultation à la chaine et low-cost lors des grippes saisonnières ou autre pic de gastro. De la consultation par internet ou même téléphone lorsque l'on à un petit bobo ou un rhume. Les nouvelles technologies doivent être utilisées pour soulager le quotidien du médecin. Peut être que mes propos déranges et sembles agressifs, j'en suis désolé. Pardon de ne pas avoir un discours aseptisé.

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    3. Ce commentaire a été supprimé par l'auteur.

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    4. Plus calmement, quand on veut faire gober n'importe quelle loi à un médecin on le taxe de corporatisme pour le faire taire. Il s'agirait d'user d'autres arguments car la corporation n'est plus vraiment ce qu'elle fut. Les acquis de qui au fait? suis- je payé par l'état ou serait-ce pas plutôt vos soins qui sont remboursés? Un peu des deux on en conviendra. "de la consultation à la chaine" c'est déjà parfois un peu le cas... "par internet ou par téléphone" je te souhaite de pas faire d'appendicite. Après si on veut du low-cost, il faut du low-responsabilité pour le médecin.

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    5. Je découvre ce blog et ce billet par l'intermédiaire de Jaddo que je suis sur Twitter.
      Je commence par répondre à Manga3 (je sais que je ne devrais pas nourrir le troll) juste pour rappeler que la couverte sociale en France a été créée à la sortie de la guerre alors que les finances de l'état N'ETAIENT PAS au beau fixe.
      Et pourtant cela a été mis en place.
      Maintenant, concernant les critiques sur ces "nantis de médecins" dans les médias et sur le net, je comprends le découragement des médecins comme Gélule.
      Le problème des médias est qu'ils doivent faire simple (pour tout un tas de raisons) alors que le sujet est complexe (et malheureusement, il en est de même avec beaucoup de sujets).
      Je ne suis pas dans le médical mais par l'intermédiaire de mes fonctions syndicales dans un grand organisme de recherche français, je me suis intéressé au sujet au travers de la mutuelle d'entreprise. Et là aussi, il y a de la pédagogie à faire envers les salariés/mutualistes. Et non, toutes les mutuelles ne prennent pas en charge les dépassements d'honoraires.
      Bref, le sujet est vaste et complexe et malheureusement, la défense d'intérêts particuliers (et pas que chez les médecins, loin s'en faut) ne permet pas d'avoir un débat serein, ouvert.
      J'ai apprécié les propositions MG 2.0, je les ai trouvées très constructives.
      Continuez votre métier et votre blog.

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  73. Merci!
    Je ne suis pas médecin, ni enseignante, ni même postière, mais je suis toujours choquée de la façon dont sont présentées certaines professions, stigmatisées systématiquement par les media... Que voulez-vous ça fait vendre, lé généralisation, le "montage en boucle" de quelques affaires, bref le sensationnel...
    Se voir systématiquement rabaissé par l'opinion publique est, je pense, plus blessant que des horaires de dingue ou des objectifs inatteignables. C'est cette "pensée unique" qu'il faut casser. Heureusement que vous avez le sens de l'humour, vous les médecins, les enseignants, les postiers, les salariés de France Télécom... Parce que finalement vous ne pouvez pas vous plaindre, puisque vous ne bossez pas, ou quasiment pas, que vous êtes payés largement, que vous avez des avantages honteux et même pas l'orgueil de votre métier...
    Ben oui, que les médecins se fassent entendre et tordent le cou une fois pour toutes aux idées reçues! Parce que le "tout le monde dit" est vraiment une plaie...
    Tout mon soutien (que ça vous serve ou pas je vous l'offre quand même!) et beaucoup de courage!

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  74. Chère Gélule, je n'ai pas pu m'empêcher de répondre à un commentaire peu respectueux...j'aurais dû me taire, car çà ne fait qu'alimenter la polémique. Bref, çà fait du bien quand même :-)
    Merci pour ce post, il m'a un peu remuée car moi aussi je suis très sensible à la critique, d'autant plus que je n'ai pas très bien vécu mes années d'études. Quand j'ai voulu en parler à mon conjoint, il m'a répliqué (gentiment) que quand même je n'étais pas à plaindre...tiens, prend çà dans la g...(je l'aime quand même, hein, mais bon...). Bravo, et continue, j'adore te lire! Merci.

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  75. @Manga3
    epuis quand les heures d'ouverture d'un cabinet reflètent exactement les heures de travail? Certains toubibs travaillent à la fois en libéral et en salariat (rarement pour gonfler leurs revenus), enseignent, etc...
    "Les finances sont dans le rouge vif", à n'en point douter! Et à vous lire, ce serait en grande partie de la "faute" de ces médecins nantis. Donc ce devrait être la 1ère profession à devoir subir des restrictions drastiques au point de laisser notre pays verser dans le sous-développement sanitaire? OK pour ne pas rester sur des acquis d'un autre âge, à commencer par la fameuse "prime de charbon" des cheminots (attention! ma réflexion n'a pas pour but de dénigrer cette profession! mais des incohérences, on en voit partout, seulement le cheminot est populairement bien plus intouchable que le médecin, non?).
    Et puis arrêtons de charger la mule, comme dirait l'autre. Pourquoi les dépenses de santé ont-elles tellement augmenté? Autrefois, comme vous le disiez, on n'aurait jamais osé critiquer un médecin. Peut-être. Autrefois, on n'allait pas non plus demander un RV ultra-super-méga-urgent pour une écharde dans l'index. Aujourd'hui, quand vous dites à certaines personnes que vous n'avez pas emmené votre enfant chez le médecin depuis 6 mois, on vous regarde comme l'incarnation de la maltraitance parentale (quoi? ces parents ne vérifient pas que "tout va bien"?). Désolée, je ne vais voir le médecin que quand je suis VRAIMENT malade. Ce qui est loin d'être le cas de tout le monde.
    Derrière cette demande incessante se cache bien sûr un malaise plus profond, le Français moyen se sent tellement en insécurité qu'il craint pour tout, y compris pour sa santé. Est-ce la faute du médecin? Ce dernier devrait-il, en constatant que la demande de consultation n'avait pas de motif "grandement valable", décider de ne pas facturer cette consultation et faire du bénévolat en attendant qu'un patient "valable" se présente?
    Doit-on faire des sélections de patients par courbes de température ou diamètre des amygdales?
    Je caricature, bien sûr, mais vous?

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  76. PS: vous ne parlez pas du tout de la proposition faite par les médecins blogueurs (Médecine Générale 2.0) dont Gélule vous a reparlé. L'avez-vous lue? Est-ce à ce point une option de médecins nantis et imbus d'eux-mêmes?

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  77. Que c'est intéressant, se faire traiter de Troll parce que l'on est pas du même avis que vous. D'autre part, des propositions il y en à des tonnes posées sur le papier, mais aucunes ne vois le jour. Je propose que les médicaments soit à l'unité selon la prescription, cela ferait gagner beaucoup d'argent à notre pauvre sécu. (mais la c'est les labos qui vont râler). Des dispensaires pour un premier regard sur les patients afin de désengorger les urgences. Donner un peu de pouvoir au pharmaciens qui pourrait prescrire une liste de médicaments de base lors d'épidémie de grippe ou autre, (avec accès informatisé et sécurisé de données patient). Déremboursement des médicaments inutiles ou de confort...Bref des solutions pour alléger la travail et la facture de tous au profit des patients redonnerais une qualité de vie aux médecins. Je ne tape sur personne, j'exprime mon opinion... Je n'ai jamais traité de "nanti" les médecins (relisez avant de bloguer). Oui, la personne qui se présente au urgence pour une écharde dans le doigt devrait être redirigé vers un pharmacien. Il y à tellement de chose à faire que la liste est longue, très longe, trop longue. Mais je ne peux plus entendre les arguments de certains qui trouvent que la longueur des études doit être rémunératrice. Vous faite un beau métier, mais l'argent perturbe la donne. Je demande juste un peu d'humilité, ne pas vous croire mieux que les autres de part votre savoir. Le débat vous irrites, vous importune... c'est bien, vous êtes encore humains...Si j'ai blessé des gens, je leurs demande de m'excuser, ce n'était pas mon intention.

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  78. Quand j'entends ou lis ce genre de réflexion :
    - "la médecine on la fait parce qu'on l'aime, quelque soient les conditions, sinon ce n'est pas la peine."
    - "Bref donc conclusion : méditez bien sur cette question : "suis-je vraiment fait(e) pour la profession de medecin ?""

    ... Eh bien je me dis que je n'ai plus qu'à arrêter ...
    Suis-je vraiment faite pour la profession de médecin si j'ai rencontré l'homme de ma vie, souhaite faire des enfants avec lui et m'en occuper comme tout enfant le mérite et toute mère le désire ?

    J'ai l'impression que les gens considèrent que vu que faire médecine doit relever de la vocation, ils n'ont juste plus le droit d'être des etres humains, c'est à dire d'avoir d'autre désirs que etre au chevet du patient 24h sur 24h ....
    On ne devrait avoir le droit de demander ça à personne !
    C'est inhumain !
    Et après on demande au médecin un profond respect de l'etre humain, et une empathie sans mesure !
    Il faudrait déjà commencer par respecter les médecins !
    Mais dans quelle autre profession pourrait-on entendre : On ne vous a pas forcé à etre médecin, alors assumez !

    Ce serait vraiment dommage que j'arrete tout ..
    Car j'aime ce que je fais, et je pense le faire avec beaucoup de soin.
    Je m'intéresse réellement aux gens, je veux sincèrement leur bien etre ...
    Mais je sais que je ne sacrifierai pas ma vie de famille (ni ma santé!) pour autant !
    S'il me faut faire un choix un jour, je sais de quelle coté penchera la balance ..
    Mais je trouve ça vraiment dommage d'avoir à choisir ..
    Les deux devraient etre conciliables sans se faire huer et traiter de mauvais médecin !
    Mais je préfère qu'on me traite de mauvais médecin, qu'etre une mauvaise mère et voir mes enfants malheureux à cause de mon absence !
    On a qu'une seule vie ...

    Désolée pour ce coup de gueule, mais ça fait du bien ...

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  79. 1) Je ne vous ai jamais traité de troll (relisez avant de bloguer)
    2) Je ne me crois pas mieux que tout le monde, je ne suis même pas médecin d'ailleurs
    3) Je vous remercie néanmoins de rendre hommage à mon savoir ! ;-)

    Vous avez tout à fait le droit d'avoir une opinion quelle qu'elle soit, personne ne fait l'apologie de la pensée unique. Pouvez-vous envisager le fait d'avoir été un tantinet agressif à l'égard d'une profession sans distinction aucune? Je crois que la forme de votre discours l'a largement emporté sur le fond, malheureusement...

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    1. Oursonne,
      je suis le malotru qui a utilisé le mot "troll". Mea maxima culpa.
      Cependant, je ne trouve pas ce mot aussi virulent que certains propos de Manga3 à l'égard des médecins.
      Je reconnais que les dernières propositions de Manga3 sur les médicaments sont des pistes intéressantes.
      Cependant, et ce doit être mon côté syndicaliste qui ressort, je ne peux pas entendre l'argument "y'a pire ailleurs alors ne vous plaignez pas", "personne ne vous force à faire ce métier ou comme c'est une vocation, vous devez accepter tout sans broncher".
      Parce qu'avec des arguments de cet acabit, rien ne bougerait plus.
      Bref, un peu de tolérance, de modération et d'écoute pour essayer d'avancer sur le sujet si complexe du système de santé français qu'on semble nous envier tant.

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  80. c'est vrai, je suis parfois virulent, mais ça c'est mon coté taquin...!!

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  81. A noter que cela s'applique à bien des professions, y compris des chefs d'entreprise, des avocats, des chercheurs, des hommes/femmes politique, etc.

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  82. Concernant le coût des études, certes la moyenne est de 8000€ par étudiant à la l'université mais j'ai du mal à croire que le coût des études d'un étudiant en médecine soit équivalent à celui d'un étudiant en lettre...
    On pourrait en revanche parler de ce qu'il rapporte à l’hôpital (externat/internat...)

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  83. Ne pas oublier que pour un médecin, il y a 4 étudiants qui n'ont pas réussi le concours. Ca fait tout de même un paquet de frustrés potentiels, même si la majorité d'entre eux ont tourné la page sans problème.

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  84. Pfiouh, un article bien sombre, mais très représentatif !
    Pour tout dire, j'ai fait médecine par vocation, pour "aider les gens" et parfois (je devrais arrêter de lire les commentaires sur internet) j'ai envie de partir en courant. Heureusement, en stage, il y a tous ces gens qui nous disent parfois "merci d'avoir passé du temps avec moi", ça fait plaisir, on se rend compte qu'on ne fait pas tout ça pour rien ! :)
    Mais avec l'internat qui se profile, les révisions à commencer, j'avoue que les débats actuels et les gros titres de certains journaux sont parfois un peu décourageants. Voir qu'il y a des gens qui soutiennent leurs médecins, des gens encore capables de dire "merci", de sourire (cette fille à qui j'ai suturé la main qui serrait les dents tout du long et m'a souri en partant, cette petite mamie avec son embolie pulmonaire qui me parlait de ses petits enfants...) ... ça fait plaisir. Heureusement qu'il y a encore une majorité de gens qui ont confiance dans leurs médecins :)
    Heureusement qu'il y a encore des gens - les vrais gens - qui donnent encore envie de poursuivre, de passer l'ECN, de faire cet internat, voire de s'installer à la campagne (peut-être ?).
    Bisous et bon courage, Gélule, ça fait longtemps que je lis ton blog, et j'aime toujours autant ce que j'y découvre !

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  85. Le point d'Achille des médecins, c'est leur conscience. C'est ce qui les pousse à se justifier en permanence, en particulier sur leurs revenus. Soigner, c'est un sacerdoce. On devrait avoir honte, pour certains, de gagner de l'argent. Les mentalités doivent changer. Non il n'est pas honteux de gagner de l'argent sur la santé. Le médecin fournit une prestation de soins et doit reçevoir en échange des honoraires à la hauteur de ce qu'il estime de son travail. Ils est en droit de fixer le tarif de ses honoraires comme bon il lui semble, comme le serrurier, le boulanger, le restaurateur... à condition de respecter 2 points : prévenir le patient du montant de ses honoraires et être raisonnable dans les situations d'urgence afin de ne pas prendre le patient en otage. Dans toutes les autres situations, les tarifs devraient être libres pour tous les médecins. Si un médecin est trop cher et bâcle sa consultation en 5 mn, personne n'est obligé d'y retourner ! Les tarifs des médecins sont affichés en salle d'attente et le site amelie.fr donne les tarifs habituels de tous les médecins. Le patient a le libre choix de son médecin en France. Qu'il fasse jouer la concurrence ! 80 % des médecins sont en secteur 1 (tarif sécu), y a de quoi faire pour ceux qui n'ont pas de mutuelle. Alors arrêtons avec cette comédie des dépassements d'honoraires qui a été à l'origine de cette campagne médiatique récente désastreuse, qui a oublié de préciser l'essentiel, que les tarifs remboursés par la sécu n'ont pas évolué depuis 30 ans alors que le prix de la vie a été multiplié par 10, obligeant les médecins à voire toujours plus de malades pour freiner la réduction de leur niveau de vie. Les médecins ne devraient pas avoir de scrupules à faire une grève illimitée pour faire valoir leurs droits, comme n'en ont pas les cheminots, les controleurs aériens...En France, on ne peut faire reconnaitre son travail que par la force. Les discours ne servent à rien...N'essayons pas de convaincre, c'est une perte de temps...On aura toujours besoin de nous, c'est notre force. Alors obtenons ce que nous croyons juste, sans état d'âme, ni besoin d'être compris. Grêve illimitée pour tous les médecins à partir du 12 novembre 2012...

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    1. "80 % des médecins sont en secteur 1 (tarif sécu), y a de quoi faire pour ceux qui n'ont pas de mutuelle. "

      Cela dépend énormément des spécialités ! Il y a eu des enquêtes (voir un article du Monde récent) montrant qu'il y a des endroits (y compris des grandes villes) où il devient quasiment impossible de trouver des médecins en secteur 1 exerçant certaines spécialités (par ex. ophtalmologie, gynécologie...)

      "les tarifs remboursés par la sécu n'ont pas évolué depuis 30 ans alors que le prix de la vie a été multiplié par 10, "

      Ca me paraît complètement faux (par ex. le tarif des consultations a augmenté plus vite que l'inflation sur la dernière décennie).

      "Ils est en droit de fixer le tarif de ses honoraires comme bon il lui semble, comme le serrurier, le boulanger, le restaurateur... "

      Si vous êtes partisan de "la loi du marché" de A à Z, alors il faudrait aussi supprimer le numerus clausus. il n'y a pas de numerus clausus pour devenir boulanger, n'importe qui peut s'installer en ayant eu son diplôme...

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    2. si vous trouvez que la consultation à 23 euros, c'est déja trés bien payé.....cela vous regarde. Il existe en outre dans beaucoup de spécialités avec des actes techniques, une déconnexion entre le prix exorbitant d'équipements plus nombreux et plus sophistiqués et le prix de la consultation ( lui, fixe en secteur 1) qui menacent l'equlibre financier de nombreux cabinets en secteur 1 ou qui empêchent les cabinets à se rééquiper régulièrement. Car malheureusement nous sommes soumis à des charges de plus en plus lourdes et nous ne pouvons pas répercuter comme les autres entreprises ces charges sur les prix des consultations. Puisque vous etes un fervent défenseur du numerus clausus, je vous rappelle que c'est à cause de lui, que nous manquons de médecins aujourd'hui et que nous sommes obligés de donner l'équivalence à des centaines de médecins étrangers chaque année...

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  86. Je lis toujours tes articles, et aujourd'hui, j'ai eu envie de réagir.

    Je ne suis pas étudiante en médecine, mon frère l'est.
    Je suis étudiante en pharmacie.
    Et je suis aussi fille de médecin.

    Quand on était petit, mon père rentrait tellement tard à la maison qu'on avait fait une pétition, un jour, pour qu'il rentre plus tôt.
    Parce qu'on voulait le voir plus que 5 minutes avant de se coucher à 21h.
    Mon père est médecin pneumologue dans une clinique privée, depuis plus de 20 ans maintenant.
    Et rien de tout ça n'a changé.
    Ses journées, c'est 8h-20h30, avec une pause de 30 minutes, parfois moins, le midi. Et encore il a de la chance : comme il est en cabinet, les gardes, c'est pas plus d'un week-end par mois.
    Pourtant, on dit souvent que les médecins libéraux, ceux qui bossent en clinique, choisissent leurs horaires.
    Bossent comme ils veulent, quand ils veulent, en somme.

    La petite fille qui est encore en moi a envie de crier : "Mon père, je le vois toujours aussi peu."
    Quand un patient est malade, il est toujours la priorité.
    Qu'il soit 12h, qu'il soit 00h, on ne laisse mourir personne sans se battre. On ne rentre pas à la maison en s'en lavant les mains.

    Il se plaint pas de son salaire, mon père, ça non.
    Il se plaint pas du tout, d'ailleurs.
    C'est juste moi, la petite fille, qui aurait pu apprécié que mon père soit là plus souvent.
    Qui me dit que peut-être, si le travail n'avait pas été si dur, si le travail n'avait pas été si éprouvant pour lui, il aurait peut-être aussi été plus souvent de meilleure humeur en rentrant le soir. Ou le week-end.
    Qu'il serait moins irritable, qu'il serait moins dans son bureau dès qu'il rentre à la maison.
    Moi qui n'étais qu'une petite fille, je m'en foutais de l'argent qu'il gagnait, je m'en fous encore, même si c'est celui-là qui me permet de payer mes études.
    Moi, j'aurais juste voulu qu'on fasse un peu plus attention à mon père.
    J'aurais aimé passer un peu plus de temps avec lui.

    Vous voyez, quand on parle "des médecins", on parle d'argent, on parle de mauvaise prise en charge, on parle de beaucoup de choses.
    J'ai juste l'impression que, parfois, on oublie qu'on est tous humains.

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  87. cette page, commentaires compris, est passionnante.
    "Gagner correctement ma vie ne fait pas de moi un punching-ball pour autant."
    c'est bien dit.
    Le problème, c'est que les français sont de plus en plus PAUVRES. Et ça aigrit, à force.
    C'est mon cas, bac+5, financé par le rmi (quel luxe !) et 15 ans après, toujours aussi pauvre, en n'ayant jamais cessé de travailler. Semaine, week end, jours fériés... même dans le milieu culturel, ça commence à se castagner sec, pour récupérer les miettes qui trainent...
    La Marine a de baux jours devant elle... Quand est-ce qu'on réagit, et surtout comment ?
    En tous cas ne vous ne faites pas, une personne normalement constituée ne peut vous confondre avec un arriviste arrogant, ou alors c'est qq'1 qui ne sait pas lire. Bisous !

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  88. Bonjour,

    votre BD est formidable. Elle me fait ressentir encore plus fort le contraste entre les discours lénifiants des acteurs institutionnels s'adressant aux médecins et la réalité de leurs actes à l'égard de la profession.

    Dans votre BD la violence, toute dessinée qu'elle soit n'en reste pas moins trés virtuelle; à l'image du non-dit de la violence continuelle fait à notre déontologie par tout ces écheveaux de réglements, qu'ils soient conventionnels, ordinaux ou legislatifs.

    La violence ne vient pas que d'aigris ou d'idéologues, elle est aussi instituttionnelle avec un certains dévoiement de notre déontologie. L'espace du colloque singulier, fondamentalement "injusticiable" et subjectif, trouble beaucoup notre époque où tout devrait être "opposable".

    L'air du temps, celui du libéralisme démocratique, dans notre domaine professionnel me semble être celui de tout les danger car un tiers risque peu à peu de devenir souverain dans la relation therapeutique et tout cela au nom de l'économie, alors que le coeur de notre métier est l'humain, comme d'autres se spécialisent dans les armes, le sexe ou l'au-delà.

    Voilà, je voulais aussi souligner la violence institutionnelle que subit notre profession.

    Cordialement

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  89. Quand j'étais petit, ma mère m'a dit que le bonheur était la clé de la vie. A l'école, quand on m'a demandé d'écrire ce que je voulais être plus tard, j'ai répondu "heureux". Ils m'ont dit que je n'avais pas compris la question, je leur ai répondu qu'ils n'avaient pas compris la vie. - John Lennon

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  90. Hé oui, ce qui fait mal c'est la généralisation !!
    Fille de prof et passée par les classes prépas, j'y ai eu droit aussi...
    Lorsqu'un groupe est facilement identifiable (les profs / les médecins / les avocats ...) c'est plus facile de leur taper dessus.

    (et bravo pour le blog !)

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  91. Merci gélule pour ce billet qui représente très bien ce qu'on ressent en ce moment.

    Si en tant que médecin on n'a plus : ni relation médecin-malade saine, ni reconnaissance du patient, ni des conditions de travail permettant de soigner correctement et sans avoir la peur au ventre, si on se fait insulter par le gouvernement, les médias, le public et qu'enfin pour couronner le tout on gagne moins bien sa vie non seulement que les autres médecins européens mais que les TOUTES les autres professions libérales, je ne pense pas que beaucoup de jeunes se dirigeront vers cette voie, et pourtant il parait (enfin je crois...) qu'on manque déjà de docteurs.

    Faudra pas trop s'étonner, hein, ni pleurer.

    Nous, on est prêts à soigner à un prix que les autres médecins d'Europe n'accepteraient pas. On l'a choisi, et on est contents tant qu'on peut continuer à le faire CORRECTEMENT. Correctement, ça veut dire PAS à un rythme d'un patient toutes les 10 minutes, et SANS que les assurances privées aient leur mot à dire sur les soins à nos patients.

    Ce serait sympa de ne pas se faire cracher dessus en prime. Merci.

    Marilyne, médecin généraliste remplaçant en secteur 1.

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  92. BRAVO l'ARTISTE
    bravo bravo
    en plus vous auriez fait un merveilleux auteur de BD et ou auteur tt court ie peintre

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  93. Si ça vous énerve tant que des BAC+10 gagnent bien leur vie, pourquoi vous demandez à vos enfants de travailler à l'école pour réussir, faut m'expliquer...
    En plus, ils ont quasiment sacrifié leur vingtaine à apprendre à sauver des vies, à subir 2 concours inhumains (celui de la P1 et les ECN), dormir 4h par nuit, parfois être éveillé 24h de suite, etc...
    Comment vous faites pour encore les traiter de nantis?

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  94. Merci :-).
    Mais surtout, courage !

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  95. Lettre ouverte aux Médecins généralistes grévistes:

    Chère consœur, cher confrère,

    Vous allez donc manifester aujourd'hui...
    Nous aurions pu partager un large mouvement social avec les patients et les paramédicaux pour défendre une Assurance Maladie étendue, la fin des "franchises" médicales, la fin du "ticket modérateur" et dans ce cadre une revalorisation de certains tarifs opposables (et sans
    doute un questionnement sur la paiement à l'acte comme avenir indépassable). Les assurés et les professionnels de santé qui se réunissent pour reprendre en main le système de santé solidaire! Pardonnez moi l'expression, mais ça aurait eu de la gueule! Et au passage, je vous garantis que le mouvement aurait été entendu et compris par la population. Mais vous ne l'avez pas voulu!
    Vous semblez découvrir aujourd'hui que notre système de santé est en train d'être privatisé (passage progressif des remboursements de l'Assurance Maladie vers les "mutuelles"). Vous avez peur d'être influencé dans vos décisions médicales par ces organismes malfaisants (tout en continuant pour la plupart à recevoir les représentants de l'industrie pharmaceutique, qui eux c'est bien connu ne cherchent pas à influencer vos décisions).
    Alors vous allez manifester. Vous allez partager le pavé avec une sympathique faune qui veut (pour certains de ses membres) pouvoir continuer à pratiquer ses dépassements sans aucun contrôle extérieur, qui veut la fin de la Sécurité Sociale, la fin de la solidarité dans notre système de soins (que chacun s'assure comme il l'entend), qui trouverait bien normal au total que la santé soit considérée comme un bien de consommation quelconque...
    Excusez moi de le dire comme je le pense, mais pour moi, c'est une faute morale. Vous trouvez que notre profession est mal aimée, que les médias nous caricaturent? Continuez dans cette voie.
    Pour ma part je suis assez triste. Triste parce que je sais bien que vous êtes pour la plupart honnêtes dans votre démarche et que paradoxalement vous participez au fossé qui se creuse avec la population.
    Veuillez agréer chère consœur, cher confrère mes salutations affligées.

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  96. Ouh là, ça va pas fort, on dirait!
    Heureusement, il y a plus de messages positifs que de supprimés!
    Oui, il y a des toubibs qui abusent et facturent 80€ une consult de 9 mn chrono pour payer les traites de leur 3e maison de campagne. Et puis il y a les autres.

    Chez les profs, c'est pareil. Il y en a qui passent des nuits blanches à créer des supports qui vont parler à leurs élèves et toutes leurs pauses déjeuner un sandwich à la main en concertation avec les collègues pour tel élève ou tel projet. Il y en a qui n'arrivent plus à relire leurs notes pas actualisées depuis vingt ans tellement l'encre a pâli et le papier jauni, ou qui se permettent de mettre comme seule annotation sur une copie de 14 pages "sous-nul" en tête de la première, sans un commentaire nulle part, sans un mot souligné ou barré, rien, même pas un point d'exclamation en marge quelque part sur une quelconque des quatorze pages. Et il y a tous ceux qui se situent quelque part entre les deux.

    Ex-prof, je me souviens d'avoir désespérément essayé de faire comprendre à certains que non, je ne bossais pas 18h par semaine, que si, une bonne part des vacances était consacrée à préparer des cours, que non, on n'était pas payés plus pour les sorties scolaires et les voyages qu'on organisait, ni pour les heures de réunion passées avec les collègues pour organiser des activités interdisciplinaires...

    Et que, surtout, nous honteux-nantis-privilégiés-toujours-en-vacances-avec-la-sécurité-de-l'emploi, quand on se battait pour défendre nos conditions de travail, on se battait aussi et même avant tout pour défendre les conditions d'études de leurs gamins (et que non, on n'était pas payés quand on faisait grève), que même ils devraient peut-être envisager de se sentir un peu concernés, en tant que parents, et pas forcément nous cracher à la gueule.

    Il y a ceux qui acceptent de réfléchir plus loin que le miroir de leur salle de bains. Et les autres.

    C'est tentant de généraliser, c'est facile, c'est porteur, ça rassemble... Le bouc-émissaire, ça soulage et ça évite de se poser des questions.

    Les toubibs humains et consciencieux, on n'est pas près d'avoir fini d'en avoir l'usage. Qu'ils aient le talent qu'il faut pour tenir un blog comme le tien ou pas. Courage!

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  97. Se méfier des commentaires, que ce soit dans les médias ou dans les blogs, mais se méfier aussi des manipulations.

    *Il n'y a pas que les études de médecines qui sont gratuite, le système Français est ainsi fait, que l'on soit médecin, pilote de ligne, ou avocat (pour prendre des métiers un peu prestigieux) les études sont payées par la collectivitée.

    *C'est vrai aussi qu'un médecin c'est bon marché, en particulier en comparaison à un garagiste ou à un plombier. (même pour un bête certificat médical d'aptitude au sport j'ai vu des médecins qui ont au moins fait semblant de faire quelques trucs. Celà dit vu que c'est la seule raison pour laquelle je vois des médecins (touchons du bois) je me passerait bien de payer 25 € pour ça, surtout que c'est pas remboursé par la sécu)

    *Par contre, j'ai pas trop compris les recommandations des médecins, en gros on ne veut pas leurs interdire de facturer plus que le tarif sécu, mais plafonner les dépassements ? Ca veut dire que les 80% qui sont honnêtes et respectent les tarifs sécu ne sont pas concernés, et que là plus part de ceux qui font des dépassements sont raisonables.

    * La liberté d'instalation, c'est clair que des "jeunes diplomés" ne veulent pas aller s'installer au fin fond de nulle part, je suis près à parier que c'est plus facile de recruter un ingénieur à Sophia-Antipolis qu'au find fond de la Lorraine. Mais bon vu le peu de population dans les déserts médicaux, ça doit pas concerner grand monde et avec un peu d'imagination et de bonne volontée le problème devrait être reglé

    *Enfin sur les salaires, ce sera bien que les médecins (je pense aux bloggeurs mais aux autres aussis) car on a deux sont de cloches, Le très riches qui gagne 15k€ par mois, et l'interne qui touche un SMIC, mais on a aucune idée de ce que gagne un généraliste qui respecte les tarifs sécu et qui a des horraires de travail normaux. On pourra alors comparé avec ce que gagne la nana qui contrôle un réacteur nucléaire et celle qui est juge

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    1. Bonjour XXX et merci pour votre commentaire.
      * Pour vous répondre au sujet des revenus des généralistes : un médecin généraliste en moyenne "gagne" 6000€ / mois. Vous pouvez trouver une évaluation de ce que gagne un médecin généraliste, avec le détail des recettes et dépenses, dans un très utile billet de mon confrère blogueur Borée : http://boree.eu/?p=1487. Il rapporte un revenu mensuel net avant impôts d'environ 5530€. C'est effectivement beaucoup comparé à la majorité de la population, ce n'est pas non plus exorbitant.
      * je ne sais pas en quel "secteur" est votre médecin mais la consultation est à 23€ et non 25 chez un généraliste :)

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  98. Bonjour,
    Je comprends tout à fait ce que vous resentez mais - au risque de me faire supprimer mon commentaire (et vous noterez que j'écris pourtant, sachant que ça ne sert certainement à rien...) - je voudrais faire remarquer une chose :
    - Il y a des clichés ; il y a aussi des médecins (une minorité certes) qui abusent des dépassements d'honoraires, refusent la CMU et qui font porter l'opprobe sur toute une profession.
    - il y a des attaques gratuites, mais il y a aussi un ordre des médecins qui ne fait pas son boulot, qui ne sanctionne jamais, qui organise la pénurie pour pouvoir ensuite faire monter les tarifs.
    - il y a des problème dans le secteur de la santé... mais quand les médecins accepteront-ils de revaloriser le métier d'infirmière, en salaire et en attribution, déléguant une partie des actes médicaux basiques à des infirmières "plus" ?
    - Quand a-t-on vu un mouvement solidaire infirmier / médecins ?
    - pourquoi quand les organismes de représentation des médecins se mobilisent, c'est pour protéger les dépassements d'honoraires, pour défendre le secteur privé à l'hopital, défendre le système de profession libérale, se plaindre de la CMU qui paye en retard et pas pour défendre les infirmières et les autres professionnels de santé, faire le ménage dans sa propre maison, valoriser les jeunes au dépend des mecs déjà installés?

    Moi je suis prêt à défendre un jeune interne, motivé, lucide et dévoué. Ce que je constate juste, c'est - de l'avis d'internes eux-mêmes - les instances politiques qui défendent les médecins le font plutot du coté "cadre intouchable" que du coté de la défense du patient.
    On ne peut pas à la fois mettre un numerus clausus, avoir une profession protégée (dans le sens ou n'importe qui ne peut pas s'installer, comme notaire ou pharmacien), et en même temps refuser d'intervenir en zone rurale.

    Alors oui, les clichés sont loin de représenter les jeunes internes. Mais quels sont les intérêts et les positions qui sont prises par les organisations censées représenter les médecins ? Peut être en changeant cela, vous changerez le regard qu'on porte sur votre profession..
    Les agriculteurs, quand ils en eu assez d'être représentés par des gransd céréaliers, ont fondé la Confédération Paysane. Les personnels d'Air France, quand ils en eu assez d'être assimilés aux pilotes hautins, ont fait leurs syndicats de personel non navigant. Etc... Proposez une refonte du système actuel et vous aurez très vite une réputation qui changera...

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    1. Je me permet de répondre, même si je ne suis pas Gélule :)
      - oui il y a des cons, des abuseurs etc. Comme vous le dites c'est une minorité qui salit l'image d'une profession entière. Comme partout.
      - il ne me semble pas que l'Ordre des Médecins ait un rôle quelconque dans le numérus clausus, le nombre de postes de chaque spécialité offerts à l'internat ou le lieu où chacun choisit de s'installer. Je vois pas trop comment l'Ordre pourrait "organiser une pénurie"
      - il ne me semble pas non plus que les médecins soient responsables du salaire des infirmières... quant à la délégation des tâches, le sujet est vaste ! Mais personnellement je soutiens et je plains les infirmières libérales qui ont un rythme de travail affolant pour être rémunérées des broutilles et oui je pense qu'au niveau des actes, tant médicaux qu'infirmiers, y'a du boulot à faire pour que la rémunération soit en rapport.
      - je ne crois pas, mais j'ai vu des infirmier(e)s soutenir les mouvements d'internes ou de médecins et je serais prêt à soutenir un mouvement d'infirmières, tout comme je soutenais les SF pour que leur travail soient revalorisé également.
      - quant à soutenir les jeunes par rapport aux "vieux" installés c'est un peu un des piliers de la grogne, suite aux propositions d'imposer aux jeunes d'aller dans les "déserts" (sans toucher aux vieux)

      "Proposez une refonte du système actuel et vous aurez très vite une réputation qui changera..." : vous avez lu les propositions de Médecine 2.0 qu'entre autre Gélule et moi avons relayées ?
      On propose on propose...

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  99. les jeunes médecins sont des feignasses attirés par le fric qui rêvent de s'installer en PACA.
    ah non, c'est pas ça qu'il faut dire ^^
    je comprends parfaitement ton ras-le-bol, ta colère ... je suis prof et confrontée aux mêmes critiques... bah oui, je ne bosse que 18h par semaine, en plus je ressers la même soupe tous les ans hein, et puis j'ai les vacances, et puis prof c'est une vocation, que dis-je, un sacerdoce, alors si on a l'outrecuidance de râler contre ses conditions de travail, c'est qu'on n'aime pas son métier, qu'on est un mauvais prof.
    heureusement, il y a encore, je veux le croire, beaucoup de gens qui respectent nos professions, et qui nous donnent la motivation pour continuer à exercer.
    bonne continuation gélule, je suis ton blog depuis peu mais je l'aime énormément, tes dessins sont super, tes propos aussi.

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  100. Médecin, prof, mêmes critiques : http://blog.francetvinfo.fr/l-instit-humeurs/2012/10/30/cessez-donc-de-toujours-vous-plaindre.html?fb_action_ids=4337825717095&fb_action_types=og.likes&fb_source=other_multiline&action_object_map={%224337825717095%22%3A415323731854094}&action_type_map={%224337825717095%22%3A%22og.likes%22}&action_ref_map=[]&code=AQAK5orr3SaVpUhh-XeqfS8uVhekVj-1-tbGVswbuvsNfPZBDAyejL2Bx264-xSjzwEEjoygB2V4ta4vc-_LnMPGOWk2YFRovyHyY0yP4cfk-w2konmuqDnsLwBrpyoN7PzOWTtmstyXEr-AaHj4KMtoCFJ8RCs1phh-tVVLeyByw7y1j3YYqnE-cDd7cD8KHP_i1JdvtkUlDKuDZ24UDWa3#_=_

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  101. Attaquer une profession sans distinction sans très francais effectivement. Et ca marche pour les profs, mais aussi pour les commerciaux (tous des voleurs n'est-ce pas ?) pour les chercheurs (qui ne sont pas des trouveurs), etc ...

    Après il y a un élément qui suscite effectivement de la jalousie-rancune etc ... qui pourrait se résoudre simplement. C'est le fait de la position de pouvoir de beaucoup de médecins spécialistes sur leurs parentèles, qui doivent parfois attendre 6 mois, un an pour un rendez-vous. Et du coup, ou le médecin est correct et facture normalement; ou il ne l'est pas, surfacture et le patient n'a pour ainsi dire aucune chance de pouvoir aller voir ailleurs. (c'est peut être moins vrai sur Paris, mais trouver un ophtalmo en province est un exploit par exemple, impossible de "lâcher" celui qu'on a finit par trouver).

    Et le problème est le numerus closus extrêmement restrictif. L'ordre des médecins (pas le médecins normal hein) joue ici pleinement le corporatisme, préférant organiser la pénurie de gens formés pour garder les spécialistes célèbres à des salaires délirants, un moyen de pression politique énorme pour leurs groupe d'influence (qui ne se préoccupent guère des médecins "normaux"). Et du coup, oui, il y a le sentiment d'être en face d'une caste jalouse de ces privilèges, qui se moque de savoir si il y assez de soignant, qui n'a pas vraiment la santé en priorité. Alors je comprend bien que ce n'est pas la majorité des médecins. Mais la profession du coup est organisé de manière à le faire oublié.

    Un peu moins de blocage, de règlementation sur l'exercice (laissons les médecins s'organiser comme ils veulent !), et plus d'étudiants formés résoudrait déjà un peu le problème (j'ai vu plein d'anciens médecines faire du très bon boulot ailleurs, ils auraient fait des bons médecins je pense, mais recaler car aurait justement été enc contradiction avec les volonté de l'ordre).

    Par contre, la haine du notable, du riche (CF notre cher président), de l’intellectuel et de celui qui réussit sera toujours là, c'est profondément inscrit dans l'ADN culturel de ce pays. Et la dedans le médecin est pas si mal loti tout de même, au moins lui "il sauve des vies". Un entrepreneur qui travaille autant et a consacrer autant de sacrifice à son but restera un voleur, un exploiteur. Alors je comprend que ca fasse mal, mais c'est le lot de tout ceux qui ne vise pas le fonctionnariat dans ce pays. Reste à voter avec ses pieds :/

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    1. Ce n'est pas si simple. Le numérus closus n'a pas été installé que par la volonté de l'ordre au début, c'était surtout celle des politiques, et je ne pense pas que l'ordre a fait énormément de pression pour le maintenir bas. C'était juste l'idée des politiciens de l'époque que de se dire que s'il y'a moins de médecins il y'a moins de dépense. Quand on s'est rendu compte que c'était con et qu'on allait vers la pénurie, on l'a augmenté... il d'ailleurs plus que doublé en peu d'années, mais vu la durée des études, on ne verra les effets que dans quelques années.
      Le nc est d'ailleurs tellement haut que c'est un vrai problème pour certaines facs, avec une formation pratique moins bonne qu'il y'a qq années je pense.
      Et d'ailleurs s'il est maintenu aussi haut pendant encore quelque temps (et c'est le plan), on court au contraire vers un sureffectif médical d'ici 20-30 ans...
      Bref l'ordre et les médecins n'y sont pas pour grand chose dans la situation actuelle je pense. Ils n'ont pas volontairement créé la rareté.

      Je suis d'accord avec toi pour le reste !

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  102. Bonjour Gelule,

    Je suis actuellement externe, en dernière année, et mon rêve est de pouvoir pratiquer la médecine générale comme il me semble que vous la pratiquez, comme tant d'autres la pratiquent avec amour de leur métier, vocation et humanité. J'étais d'accord avec vous sur beaucoup de vos billets (notamment sur le fait d'avoir raté sa vie si l'on devenait MG dans la Creuse! Dans ce cas oui, je le revendique haut et fort : je vais choisir de rater ma vie!) mais j'avoue que la je n'adhère pas complètement a ce dernier billet. Laissez moi vous expliquer pourquoi...

    [Je n'ai pas pu lire tous les commentaires, je ne sais pas si ce point a déjà été évoqué, mais je pense que vous vous trompez un peu de cible.]

    Le problème selon moi ce ne sont pas les commentaires que vous retranscrivez de ces gens qui n'y connaissent rien a ce qu'est la médecine : ni les études, ni les sacrifices que cela nécessite, ni les conditions d'exercice, ils ne font simplement que relayer les commentaires qu'ils entendent, les images qu'on leur renvoit, (par les médias entre autres, la dessus on est bien d'accord!)

    Je pense que ceux contre qui il faut se battre ce sont les médecins qui font persister ces avis en s'exposant comme au journal de france 2 le 12 novembre dernier : avant l'interview il était précisé qu'un anesthésiste gagne en MOYENNE 15 000E/mois, et cet anesthésiste se permettait ensuite de dire que c'était amplement mérité, et qu'il n'était pas question qu'on lui diminue son salaire... Quand on sait que le salaire moyen en France est d'environ 1500E/mois (soit 10 fois moins!), peu importe les études, peu importe la dureté du travail, je pense qu'un peu de pudeur s'impose. Ces études je les fais moi aussi, je sais a quel point elles sont difficiles et me demandent des sacrifices, mais je pense pas qu'elles justifient une telle estime de soi et un tel salaire. Surtout pas dans les conditions actuelles de crise dans lesquelles nous nous trouvons. Personne ne lui reproche de bien gagner sa vie, mais il ne faut pas non plus exagerer, je comprends que les gens soient en colère d'entendre dire ça au 20h quand eux galerent pour simplement garder leur emploi ou leur salaire bien plus maigre... Et qu'alors ils disent ensuite n'importe quoi, juste par colère.

    Je comprends aussi l'amie de ma grand-mere, pas bien riche, a qui le chirurgien qui allait l'opérer d'un hernie discale lui a demandé 250E en plus. Elle lui a répondu qu'elle ne les avait pas. Il lui a alors dit "et bien donnez moi ce que vous pouvez"! Peut on laisser faire ça sans réagir? "Ce que vous pouvez..." autrement dit, saignez vous pour que je gagne 200E de plus alors que je ne manque deja de rien. Ce n'est pas possible. Ca engendre forcement de la colere et de l'incompréhension.

    Je comprends mon grand-pere, dépressif sévère, qui ne réussit pas a voir un psychiatre comme sa maladie lui impose, seulement parce qu'il habite dans l'Orne, seulement parce que plus personne qui veut y exercer, et que les jeunes médecins rétorquent a tour de bras que "non, on veut pouvoir continuer a s'installer ou on veut" : très bien mais eux, comment font-ils alors, quand le prochain rendez-vous chez l'ophtalmo n'est pas avant 8mois minimum? Ils ne comprennent pas, s'indignent et finissent par dire n'importe quoi sans savoir...

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  103. (Et pour finir...)

    Personne ne vous reproche quoique ce soit a vous. On reproche au chirurgien installé en PACA (parce que vous le savez comme moi dans les rangs des amphithéatres de médecine, combien sont ceux qui veulent une vie pepere et bien payée au soleil, contre combien qui veulent exercer en MG en campagne comme vous et moi?). On reproche a ce TYPE de médecins la d'en faire trop. Je pense que c'est à eux qu'on doit s'attaquer parce que ce sont eux qui mettent dans la tete des gens ce genre de betises que l'on retrouve ensuite dans votre billet. (cf cet article de blog : http://societe.blogs.liberation.fr/laplumeetlebistouri/2012/11/m%C3%A9decins-en-gr%C3%A8ve-vous-oubliez-que-jai-fait-16-ans-d%C3%A9tudes.html)

    Qu'on dise aussi aux internes d'arreter de mener le combat dès qu'on parle de déserts médicaux : au lieu d'être contre tout avant tout, essayions peut-etre de proposer et de trouver des solutions ensemble plutot que de donner l'impression que nous sommes une caste bien au chaud et que nous refusons le moindre arrangement sous pretexte que nous avons fait 10ans d'etudes difficiles...

    Vraiment, ne prenez pas ces poings la dans la figure, ils ne vous sont pas destinés. Vous n'avez en aucun cas a vous identifier a ceux qui sont visés par ces messages de haine, simplement parce que vous avez fait les mêmes études qu'eux. Il y a différentes facons d'exercer la médecine, vous savez bien que la votre est la plus belle qu'il soit.

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    1. Salut Zophia,

      Au sujet des médecins qui sont les premiers à tendre le bâton pour se faire battre, je suis d’accord avec toi ; se plaindre de revenus plus que décents dans un contexte économique désastreux, c’est moche. Mais ce serait le sujet d’une autre note de blog. Et ce n’était pas mon propos.
      C’est exprès que je me suis concentrée sur les commentaires des gens dans les media. Ce qui y est dit me fait mal, point, et c’est ce que j’ai voulu exprimer. Il n’est pas question ici de chercher une cible.
      Les agissements des uns ne doivent pas cautionner la violence verbale des autres.

      - quand on parle « des médecins » dans leur ensemble pour critiquer les agissements de quelques uns, je ne suis pas d’accord, et oui, je me sens visée, parce quand on parle « des médecins » dans leur ensemble, ben j’en fais partie. Et toi aussi…

      - quand on s’imagine que la plupart des jeunes médecins rêvent de s’installer en PACA… je ne sais pas dans quelle fac tu es, mais dans la mienne (qui n’est pas dans cette région) aucun de mes anciens collègues de promo ne s’installe en PACA ni n’avait ce projet-là. Tu serais surprise de voir le nombre de jeunes généralistes qui préfèrent la campagne. Et aussi surprenant que ce soit, ce sont eux, la majorité.

      - lis les commentaires sous les articles qui parlent de l’exploitation des internes à l’hôpital. On y lit de façon dramatiquement récurrente « vu ce qu’ils vont gagner comme fric après on va pas les plaindre ». Tu y repenseras quand tu en seras à ta 3e garde de 24h de la semaine…

      - les propos que j'ai rapportés dans cette note concernent nos études soit-disant "gratuites", nos horaires de travail honteusement réduits à 8h-19h en semaine + le samedi matin (rendez-vous compte), et notre état d'esprit forcément vénal et dénué d'empathie, tout cela étant bien évident généralisé à tout une profession. Rien qui concerne le secteur 2 et les dépassements d'honoraires, donc....

      Oui CERTAINS médecins donnent un exemple désastreux qui n’aide pas.
      Chacun est néanmoins libre d’avoir un minimum d’esprit critique….

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  104. Je me permets d'en rajouter une couche : il est fondamental de toujours relativiser les commentaires, surtout sur les grandes plate-formes d'info. Les clichés de type « café du commerce », qui ne tiennent pas trente secondes face à une réflexion honnête, s'y trouvent concentrés et auto-renforcés. Le mélange trolls+abrutis+extrémistes est explosif et laisse peu de place à une discussion saine. Et comme les gens qui le savent s'abstiennent de participer, ça donne l'impression d'un consensus dans la connerie, c'est déprimant.

    Je suppose que tu le savais, mais c'est toujours bon de le rappeler !

    Je suis parfaitement d'accord que les politiques et les médias participent de cette diffusion des clichés. Il est salutaire de dénoncer leurs manipulations et leurs approximations. Mais les commentaires, c'est vraiment un monde à part, il faut carrément ne pas en tenir compte…

    Bon courage et merci pour ton blog !

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  105. L'argument le plus ridicule qui existe sur cette question c'est bien l'argument sur les études de médecine. Mais le problème c'est qu'il est utilisé sans vergogne par les deux parties qui lui font dire quelque chose de complètement différent. Dans le premier camp, les beaufs médicophobes dans le pur style "on paie trop d'impôts pour ces feignasses" qui voudraient que les services publics se plient à leurs désirs, mais ne surtout rien débourser pour les faire fonctionner. Et dans le second camp, les médecins "pigeons" du secteur 2, le plus souvent déjà bien installés contrairement aux jeunes médecins qui sortent de leurs études, qui utilisent cet argument pour justifier une situation soit disant spéciale qui leur permettrait de ne pas respecter la loi.

    Dans les deux cas, il faudra peut être ouvrir les yeux et voir que les études des médecins ne sont pas aussi spéciales qu'on veut bien le croire. Dans le premier cas, oui, les études des médecins sont gratuites, et alors ? Dès que vous n'êtes pas dans une école privée type école de commerce, les études supérieures sont toutes quasiment gratuites ! Qu'on ait fait lettre, médecine, science, commerce, ou droit, c'est l'Etat qui a payé la majeure partie. Est-ce qu'on va aller faire chier les magistrats pour autant ? Bien sûr que non. Et de l'autre côté, oui, les études de médecine sont longues et difficiles, et alors ? Vous croyez vraiment que les gens qui sortent de polytechnique, de l'ENA, de l'ENS, ou de l'importe quel doctorat en ont moins bavé ? Tous les maîtres de conférence ont un parcours tout à fait similaire à celui des médecins. Les études de médecine ne sont pas une île à part dans l'enseignement supérieur, c'est le lot de toutes les personnes qui se sont engagées dans des études longues et qui sortent avec un statut très similaires.

    Le problème de la médecine n'est pas un problème qui est lié aux études, qu'elles soient longues ou gratuites ou difficile n'est pas un cas isolé, le véritable problème c'est le statut complètement hybride des médecins. Et même là encore ce n'est pas un problème propre à la médecine, puisqu'on le retrouve tout aussi fortement dans le droit avec les avocats et les notaires. Le problème de la médecine, c'est que le statut est pile à cheval entre le secteur privé et le secteur public, ce qui donne cette impression, très ancien régime, d'une auguste corporation, qui veut absolument garder tous ses privilèges. En ce moment la médecine reste une médecine majoritairement privée, mais qui reste très protégée contre la concurence, d'où une situation extrêmement difficile à saisir en terme politique et économique. Les médecins ne sont pas des agents publics, qui serait protégés par l'administration et dont le nombre serait limité selon les besoins de l'Etat mais qu'on pourrait envoyer dans des postes précis, mais ce ne sont pas non plus des agents privés, dont les prix seraient déterminés par le marché avec un nombre non limité de médecins et la possibilité de s'installer où ils veulent. C'est comme l'assurance maladie : un système mixte.

    Du coup si on arrêtait de taper sur les médecins, et s'ils arrêtaient également de se draper dans leur dignité, on pourrait peut être s'interroger sur le fonctionnement du système médical français dans son ensemble, plutôt que de tout plaquer sur la question des études. Mais, malheureusement, ça ne parle pas beaucoup de s'interroger sur la globalité de la médecine, alors que parler des études ou des salaires, ça fait tout de suite le buzz.

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  106. Bonjour,
    Je suis une jeune interne en médecine générale actuellement en 1er semestre. Quand j'ai lu votre post j'ai failli pleurer. Je n'ai pas suivi la polémique (à tord) à cause de mon stage très prenant aux urgences et de mon stress de bien faire. Je suis outrée. Je n'ai fait médecine ni pour l'argent ni pour être reconnue. J'ai fait médecine pour aider les gens et voilà comment ils nous le rendent. Mes études de medecine je les ai financé à la sueur de mon front en travaillant en plus des études tout comme les 45 livres à presque 40 euros pièce pour la préparation de l'ECN. Je travaille actuellement 50 heures par semaine (sans compter les gardes) toutes les semaines pour gagner un salaire de 1200 euros et je ne m'en plains pas. Je travaille, j'oublie de manger parce qu'il y a 30 patients en attente, je porte déjà des bas de contention à 24 ans et je ne m'en plains toujours pas alors je trouve çà un peu malheureux que des gens qui au final ne sont même pas au courant de ce qui se passe réellement nous jugent ainsi.

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  107. "Dans le premier cas, oui, les études des médecins sont gratuites, et alors ? Dès que vous n'êtes pas dans une école privée type école de commerce, les études supérieures sont toutes quasiment gratuites ! Qu'on ait fait lettre, médecine, science, commerce, ou droit, c'est l'Etat qui a payé la majeure partie. Est-ce qu'on va aller faire chier les magistrats pour autant ? Bien sûr que non."

    Oui, si l'on considère un contexte strictement français, cet argument me paraît vraiment peu pertinent... Il peut l'être lorsqu'il s'agit de comparaisons internationales: par exemple, lorsqu'on compare les revenus des médecins français avec ceux de médecins d'autres pays, il faudrait voir si ces derniers ont eu à payer leurs études (par ex. aux Etats-Unis, les études supérieurs sont souvent très chères, ce qui fait qu'un médecin débutant aura généralement des prêts assez lourds à rembourser).

    "Vous croyez vraiment que les gens qui sortent de polytechnique, de l'ENA, de l'ENS, ou de l'importe quel doctorat en ont moins bavé ? Tous les maîtres de conférence ont un parcours tout à fait similaire à celui des médecins. Les études de médecine ne sont pas une île à part dans l'enseignement supérieur, c'est le lot de toutes les personnes qui se sont engagées dans des études longues et qui sortent avec un statut très similaires."

    Je ne dirais pas que "tous les maîtres de conférence ont eu un parcours similaire": je suis passée par ce type de cursus (ENS, doctorat) et une bonne partie de mes amis, connaissances et collègues et il me semble que d'une discpline à l'autre, voire d'un laboratoire à l'autre, les conditions de travail et la quantité de travail exigée au cours des études au sens large peuvent être assez variable. Il n'y a pas forcément grand-chose en commun entre par exemple un maître de conf en physique théorique qui souvent est passé par une ENS (donc après 2 ans de prépa très remplies), et après sa thèse a souvent dû faire 3 ans de post-doc ou plus à l'étranger, pas forcément bien payé, ne comptant généralement pas pour la retraite, et avec aucune assurance d'avoir un poste en France, et certaines maîtres de conf que je connais qui ont fait une école d'ingénieur post-bac, ont fait leur thèse sur le même lieu, et ont été recrutés directement après leur thèse sans jamais avoir travaillé ailleurs... Et il me semble qu'une spécificité des études médicales (qui a l'air de faire partie de ce qui est le plus mal vécu par les étudiants en médecine) serait plutôt la période de l'internat qui demande énormément de travail, avec des responsabilités, et des conditions de travail souvent très mauvaises (manque de sommeil, gardes longues, etc.), je doute qu'il y ait l'équivalent pour beaucoup d'enseignants-chercheurs (même si la fin de thèse et les période de post-doc sont souvent très chargées et stressantes).

    Cela dit, effectivement les arguments du type "j'ai fait des études longues dont j'ai droit à des revenus très élevés" fait un peu sourire quand on voit le salaire d'un chercheur débutant au CNRS ou d'un maître de conf débutant (recrutement à bac+8 minimum, et bien souvent bac+10 ou plus si un post-doc est exigé), sachant que bien souvent les candidats sont obligés de candidater dans la France entière pour espérer avoir un poste (bon, pas dans des "déserts médicaux" ruraux, mais j'ai connu par ex des couples qui se retrouvaient l'un à Grenoble et l'autre à Toulouse, sans possibilité de muter pendant plusieurs années)...

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    1. Je ne peux vous laisser dire et écrire votre dernier alinéa. La rémunération des chercheurs en France est une honte, le nombre de poste est une honte. C’est exactement le raisonnement inverse qu’il faut tenir « un chercheur a fait des études aussi longues que les médecins avec une valeur ajoutée identique dans leur domaine de compétence que les médecins, ils se doivent donc d’avoir une rémunération digne de cette compétence comme les médecins » .

      Par comparaison, un directeur de laboratoire de recherche a des émoluments aux environs de 3000 à 6000 euros brut ( nous avons des prix Nobel parmi les directeurs de Labo) , Pour rappel, le nouvel observateur soulignait que ancienne ministre avait dû renoncer, à 9.500 euros mensuels comme chargé de mission.

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    2. Oui, vous avez raison, il vaudrait mieux un alignement vers le haut que vers le bas !
      En ce qui concerne les chercheurs, j'ai l'impression que dans pas mal de cas, ce n'est pas tant la rémunération qui est mal vécue (par exemple en sciences, une bonne partie des étudiants qui se dirigent vers la recherche auraient pu se diriger des postes d'ingénieurs nettement mieux payés) que la dégradation des conditions de travail et de recrutement (recrutements souvent tardifs, parfois précédés par des années avec un statut précaire, temps passé à remplir de la paperasse pour obtenir des crédits, etc.) Sans parler de tous ceux qui n'ont pas eu de poste dans la recherche ou l'enseignement supérieur.

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  108. Contrairement à la plupart des médecins et des internes ici présents, je vais les prendre à contre-pied. Mais , je songe sérieusement à arrêter la médecine (en France, sauf à titre de bénévole)

    Je suis médecin, mais j’ai un double cursus. J’ai connu les remplacements en cabinet, les urgences comme urgentiste, les Hôpitaux publics, militaires et privés, les SSR. Par ailleurs, aussi, j’ai connu les cabinets ministériels comme conseiller, la DGS mais aussi le monde de la justice etc.

    Ma humble perception, et que, pour l’administration, le médecin est le responsable, le coupable, les associations médicophobes ont énormément de poids dans la décision politique n'en doutez pas (les industriels et les assurances privées aussi je vous rassure).

    Voici quelques exemples de réformes que j’ai entraperçues mais ne vous inquiétiez pas, il faudra bien 15 à 20 ans pour nous les imposer progressivement.

    Coercition à l’installation, panier de soins, paiement à la performance, paiement à la pathologie, Capitation à la française (mais je rassure les pro-capitations, ne rêvez pas, se sera une rémunération forfaitaire désuète mais avec beaucoup d’obligations et de taches administratives ubuesque afin de contrôler si vous faites bien votre métier selon les normes administratives en vigueur), « délits » statistiques , obligation de la continuité des soins (tentative de limiter les périodes de repos de façon indirecte , 1ère attaque avec la Loi HSPT), orienter le développement personnel continu en fonction du choix de l’administration et non pas du choix personnel du médecin( en fait cela sera vendu en fonction des besoins de santé publique), limiter au maximum les pratiques complémentaires (pérennité des capacité ?), certification des cabinets et des pratiques, contrôle continu des médecins ( en cas d’échec, mise en insuffisance professionnelle) etc.

    il en existe bien d'autres dans les cartons mais qui concernent les hopitaux, la gouvernance mais cela serait beaucoup trop long a détailler.

    Le Meilleur des Mondes non ?


    Pour terminer, je voudrais dire que l’OCDE en 2010 soulignait « Les indicateurs montrent que, dans l’ensemble, le système de santé français fonctionne relativement bien. (...) La France se classe même en première position parmi les pays de l’OCDE du point de vue de la mortalité évitable, c’est-à-dire de la mortalité pouvant être évitée grâce à des soins rapides et efficaces. Sur le plan sectoriel, les performances montrent une qualité élevée des soins ambulatoires et préventifs, comme en témoigne le faible chiffre des hospitalisations évitables (...) » Toutefois « les inégalités en matière de santé et les coûts administratifs sont élevées par rapport à la moyenne des pays de l’OCDE.»

    « L’amélioration de l’efficience du système de santé permettrait de diminuer sensiblement les dépenses publiques par rapport à un scénario d’absence de réforme : de l’ordre de près de 2 % du PIB 2017 en moyenne dans la zone OCDE, pour la France c’est de l’ordre de 1,2% ».

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    1. Cher Bleu-Horizon, je voudrais prolonger vos échanges avec ES en notant que vous décrivez des réforme "à venir" qui évoquent le supplice des formulaires périodiquement infligé aux chercheurs statutaires, avec toutes leurs réponses pré-formatées qui n'ont rien à voir avec les réalités de la recherche ...

      Il faudrait obliger les cadres des tutelles ou des ministères à suivre une semaine de stage à la paillasse ou dans un cabinet médical de campagne. Ça calmerait peut-être leur délire bureaucratique.

      Docteur Gélule, je vous souhaite une année 2013 très favorable et enrichissante ... à tous les sens du terme !
      Prenez bien soin de vous malgré la grippe qui doit vous faire faire des journées de douze heures ces temps-ci.

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    2. Cher Anonyme, si seulement votre proposition pouvait être appliquée, obliger tous nos ministres de tutelle à venir vivre nos vies sur le terrain (et je ne parle pas que des médecins)!! J'en rêve :) Quant à moi je vais passer du côté "paillasse" pour cette année (enfin du côté ordinateur plus exactement), donc oui ça promet d'être enrichissant! Merci pour vos voeux, une belle année à vous aussi :)

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  109. Chère Gélule,
    Il y a quelques temps que je lis ton blog, et j'avoue avoir souvent bien ri... Je l'ai découvert alors que vous publiiez une note sur les différentes années en études de médecine. J'avais trouvé vos observations très justes !
    J'ai moi même tenté (lors d'un moment d'égarement ?) de me frotter aux études de médecine pour devenir sage-femme. Deux tentatives lamentables pour ce fichu concours de P1 m'ont fait comprendre 2 choses : je ne suis pas une scientifique, et ouf ! je vais pas passer 10 ans à gober des bouquins scientifiques !
    Ayant beaucoup d'amis externes ou internes, je suis très sensibilisée à votre cause.
    Sur tout ce dont on vous "accuse" il y a un argument qui revient régulièrement et qui me fait bondir : la vocation. Pourquoi sous prétexte que notre métier est une vocation n'aurait on pas le droit de réclamer notre dû ?
    Je suis travailleuse sociale, et la société m'a bien fait comprendre que puisque je travaillais avec les pauvres par vocation, je travaillerais sans compter, mais je n'aurais pas de sous... (faut être pauvre pour s'occuper des pauvres c'est bien connu !). Sauf que voilà, il y a deux choses : la vocation, et notre vie personnelle.
    Actuellement je suis volontaire pour une ONG. Je n'ai pas de quoi faire des économies mais je ne m'en plains pas : je suis là pour autre chose. Mais lorsque je reviendrais en France, j'aurais envie d'avoir un salaire décent. Car même si c'est une vocation, ça n'en reste pas moins un métier.
    Excusez moi pour cette digression, ce que je voulais dire c'est que sur bien des points je vous comprends, et vous soutiens. Vous faites un métier qui nous est indispensable et vous avez la responsabilité de vies humaines.
    Peut être me trompe-je mais j'ai l'impression que les salaires actuels des médecins sont assez équitables comparé au niveau de vie en France et aux responsabilités qui leur incombent.
    En fait ce qui me chiffonne le plus dans cette histoire c'est la dévalorisation de votre métier, la critique permanente que vous semblez justement mal vivre. Mais soit ! N'accordez aucun crédit aux commentateurs d'articles sur le net... vous pourrez voir que quel que soit le sujet, les imbéciles émettent toujours des critiques idiotes !
    Et chaque métier a son lot de détracteurs... Le votre, le mien, les profs, les chercheurs, les caissières... J'avoue parfois un avoir un peu marre quand j'entends les médecins parler comme s'ils étaient les seuls a souffrir d'une injustice terrible. (Je ne parle pas de vous et de cette note en particulier, c'est une remarque générale).
    Bref, en conclusion, je voulais vous dire que j'aime beaucoup vos remarques et vos idées pour la médecine du futur... et je vous propose de considérer un changement d'orientation de carrière. Un poste de ministre de la santé vous conviendrait il ?
    Bien à vous,
    une possible future patiente qui vous remercie pour le quatrième bouton...

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  110. je suis surpris et embete par la noirceur de ce billet. J'ai du mal à m'y identifier alors que tous vos billets antérieurs m'interpellent et me font penser à mon expérience. J'aurai tendance à me dire que le syndicalisme puis l'enseignement de la MG ont été les réponses qui m'ont permis de poursuivre l'exercice de mon métier.
    bon courage et bonne continuation parmi nosu.

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  111. Chère Gélule,

    Il aura fallu que tu postes ce billet très noir pour que je poste ici (tu permets, je te tutoie, parce qu’on doit avoir le même âge et que à force de te lire à travers les mois et les années, j’ai un peu l’impression qu’on est des copines.)
    Alors donc oui, je suis une grande fan (vazy tu peux chercher mon adresse IP, sachant que je me connecte depuis le bureau, la maison, le téléphone…d’ailleurs c’est quand que tu te crées un compte facebook comme 10 lunes, histoire que je puisse te suivre plus facilement, mmmh ? Non ? Vraiment Pas ? Bon ok, j’aurais essayé !) mais paradoxalement plutôt timide. Pas médecin, pas infirmière, rien à voir avec la santé (si ce n’est un passage éclair en école de sage-femme après le bac, mais que j’ai fuie à toutes jambes). Je n’ai jamais posté. Je ne me sentais pas légitime de le faire.

    Mais là je te vois prendre des coups, et je pense à mon généraliste. 45 € la consult, 30 minutes au minimum pour m’écouter me plaindre de tout et de rien, égrener mes problèmes comme une bigote son chapelet, me faire ses ordos d’homéo pour ce qui doit être soigné, parfois, je ressors sans rien, parce qu’il est un peu magicien et me débloque mon pauvre dos cassé en 2-2, allez hop ma grande rentre chez toi ça va le faire (non il n’est en rien paternaliste comme ces fameux « gygy », c’est juste qu’il me connait depuis mes 11 ans). Et je pense à tous ces gens autour de moi qui ne comprennent pas pourquoi « j’accepte » de payer 45 euros pour voir un médecin avec qui en + il faut prendre rendez-vous (OMG c’est horrible), plutôt que de payer les 23 euros réglementaires parce que hein, c’est déjà bien assez. Pis les médecins ils gagnent teeeeeeellement déjà, pis c’est normal faut les forcer à bosser dans les déserts médicaux, attends si on ne fait pas ça, ils vont tous s’installer à Nice ou Cannes…pis le plan de M.T., c’est génial ça va limiter les dépenses de santé…j’ai pensé fort à toi ce jour là, ce jour où je me suis violemment pris la g**** avec cet enfoiré (qui est d’ailleurs mon meilleur ami ou peu s’en faut), qui, sous prétexte de défendre « son » gouvernement (moi aussi je l’ai voulu le changement, ça ne m’empêche pas d’avoir les yeux grand ouverts et de critiquer quand c’est nécessaire), n’a pas voulu entendre mes arguments. Les tiens, en fait. Les vôtres. J’ai pensé fort à Fluorette aussi, mais l’argumentation orale, prise au dépourvu comme je l’étais, ça n’a jamais été mon fort, alors j’ai lancé deux-trois pistes en allant à la pêche aux souvenirs de tes posts à toi, chère Gélule (j’ai cartonné pour contrer ses arguments foireux sur les déserts médicaux, j’avoue j’étais fière sur ce coup là) puis surtout je l’ai invité à te lire. Va lire Gélule, va lire Fluorette, va lire nos médecins d’avenir, les jeunes, ceux qui seront là pour te soigner quand tu seras vieux. Documente-toi, comprends-les, plutôt que de tirer tes conclusions avec un point de vue tronqué, médiatico-politique uniquement. Paraît que le bord politique pour lequel tu as voté est moins enclin aux clichés et aux partis-pris, alors vas-y, prouve-le.

    J’étais très très en colère ce jour-là. Et tout ça, c’est juste pour te dire, Gélule, que ce qui peut être lu sur internet, les commentaires que tu cites, tout ça…non bien sûr, ce n’est pas la majorité, non bien sûr, on ne pense pas tous que vous êtes des nantis. Mais sans que tu prennes tout cela trop à cœur (et j’espère t’y aider un peu), je veux que tu saches que, si, c’est important que tu en parles. C’est important que tu permettes à tous ceux qui pensent différemment de moi, de toi…d’avoir accès à ton point de vue, que tu nous aides à comprendre tout ça, après tout quand on n’est pas « dedans » comme moi, ce n’est pas forcément facile. Oui tu es peut-être dans les cordes aujourd’hui, mais c’est un round, pas la fin du match. Alors moi, pour t’encourager un peu, je reprendrai un mot lu plus haut : MERCI. Pour tout.

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  112. Tu as mis de l'énergie dans tes dessins et dans tes mots, très belle planche, merci

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  113. vous pouvez faire toute le papier brouillon ...

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  114. Delete, delete, delete

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  115. thanks for your share!!
    keep posting and happy blogging!!

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  116. mantap gan informasinya ...
    terimakasih banyak ....

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  117. thank you very useful information about the content on this website is easy to understand ...

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  119. Boulette Blonde15 février 2013 20:12

    Bon, je n'ai pas eu le courage de lire les 182 commentaires ;o)
    Je suis fille de medecin exerçant au milieu de cambroussland=desert médical, donc je connais la vie de "l'interieur" (par ex, je répondais parfois au téléphone quand mon pere était de garde, avant les telephones portables..., j'ai donc pu constater qu'un nombre non négilgeable de patients considère le medecin comme étant à son service, avec le vocabulaire qui va avec...), et j'ai également pu croiser un grand nombre de remplaçants, en résumé ça donne ça: ils adorent la medecine à cambroussland, ils savent qu'ils ne deviendront pas milliardaire mais c'est ok, par contre ils aimeraient bien avoir une vie de famille (serait-ce trop demander???), c'est à dire le/la conjoint(e) puisse bosser, qu'il y'est des creches, des écoles (qu'on ne soit pas obligé d'envoyer ses gosses à l'internat en 6eme parce qu'il n'y a pas de collège dans le coin), qu'il y'ait une poste, une banque. Alors quand l'Etat les menace de les obliger à s'installer dans les deserts medicaux alors que l'Etat lui même s'est désangagé depuis longtemps, ils ont bien les boules!!!!
    Quant aux médias et aux aigris qui s'acharnent sur les medecins, je pense vraiment que c'est une minorité, beaucoup pense plutôt que ce sont nos chers politiciens qui ont merdouillé depuis longtemps (numerus clausus très restreint sous pretexte que moins de medecins permettraient d'avoir moins de dépenses de sécu.... du coup les gens vont à l'hosto pour un rhum, c'est sur c'est moins cher...) et que ce n'est pas en allant contre les medecins que l'on va arranger le probleme.
    Bref tout ça pour vous dire, que je vous soutiens et que je ne suis pas la seule et je pense qu'un bon nombre de vos patients vous comprend également et ça c'est rassurant!

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  120. Tout à fait d'accord avec Boulette Blonde, sur le désengagement de l'Etat dans les campagnes ... je crois même que c'est pour cette même raison que les jeunes femmes hésitent très très fort à épouser les agriculteurs.
    Je suis moi aussi persuadée que les gens qui s'acharnent contre les généralistes sont très minoritaires, que leur nombre est grossi par les média ou les médecins Show Bizz .
    Et toi, tu reviendras pour continuer de nous raconter les aventures de ton beau métier ?
    S'il te plait. Ça nous ferait tellement plaisir de te lire encore.
    Merci d'avance
    Cécile (à Montpellier)
    (la signature "anonyme" c'est parce que je n'ai pas trouvé comme faire pour m'inscrire ... Sorry)

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  121. Salut Docteur...
    bon, je viens de découvrir ton blog, mais vois tu, moi j'ai un hobby dans la vie: lire les blogs des médecins généralistes: borée, genou des alpes, jaddo, des fois, je dévie un peu sur ceux des internes (stockholm) ou des gens de ma profession (Mô, Eolas).

    Et puis je viens de découvrir ton blog.

    Et en lisant ton article sur ton premier remplacement en campagne, je n'avais qu'une envie: laisser tomber le droit, commencer médecine et devenir généraliste !
    La France a toujours eu de mal avec ceux qui font des études et sont visibles: les "notables" que sont les magistrats, notaires, les toubibs, le représentant de l'Etat du coin ( Préfet)...
    Je me rappellerai toute ma vie les crasses et conneries que les gamins des paysans me balançaient à la gueule parce que j'étais "la fille de" (en l'occurence du juge, les passages à tabacs, les menaces des plus grands etc, parce qu'on est "privilégié".

    La France a une tradition forte du bouc émissaire, qu'importe si le bouc en question n'a pas forcément la vie qu'on veut lui rêver, qu'importe s'il passe son temps à bosser, ne part pas en vacances pour assurer sa permanence, etc etc...

    Alors ne baisse pas les bras, d'une part parce que ton blog est formidable (si tu veux, je peux parler divorce et liquidation de patrimoines, mais c'est nettement moins intéressant), mais surtout parce que, quoi que tu fasses, des mécontentes, il y en aura toujours. Attends un peu, d'ici deux mois les Grands Responsables de la Déchéances Françaises seront les coiffeurs ou les boulangers. Des responsables, il en faudra toujours.
    Le plus souvent à tort qu'à raison.

    Lemm.

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  122. Gélule, reviens ! Tu me manques !

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  123. Félicitations, un peu de poésie dans ce monde de brute, on en redemande... ça m'a fait pensé à l'un des dessins animés de ma fille, le géant de fer (pas le géant vert...)et un petit air du petit prince...la lutte, les arènes et la corrida (j'ai toujours pensé que la consultation médicale s'apparentait à une rencontre entre le soignant et la soigné, après plus de 20 ans d'exercice, je finis par penser que la pratique médicale se rapproche plus de tauromachie et de son arène, nous sommes peut être le toréador face à la maladie et tout autour, le malade (le plus souvent aux premières places... quoique.. le public remuant: l'administration et les autorités de tutelle, les médias, les firmes pharmaceutiques, nos confrères, l’hôpital, les familles... nous restons seuls face à la maladie et il arrive parfois que notre malade descende aussi dans l'arène...je déclare aussi n'avoir aucun conflit d'intérêt avec le monde de la tauromachie d'une façon ou d'une autre, je n'ai jamais assisté à un seul spectacle taurin... ENCORE BRAVO et nous attendons avec impatience le prochain épisode...

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  127. A la lecture de certains commentaires, je commence à me demander ce que certains considèrent comme des déserts médicaux... ("pas de crèche, pas de collège" etc.)
    Arrêtez un peu avec ces clichés! En dehors des grandes métropoles françaises, la France entière est devenue un immense désert médical. Le triste exemple des maternités trop éloignées l'illustre à la perfection.
    Mes parents vivent dans une région du Sud, le soleil y est présent 300 jours à l'année, y a du monde, des vieux, des retraités, des étrangers à gogo en provenance de pays anglos avec le portefeuille qui va bien, des jeunes, la montagne à côté pour le ski, la mer, le bon vin, de la bonne bouffe, l'Espagne à côté, une densité démographique importante même dans les villages, de vrais infrastructures comme partout pas un seul endroit où tu puisses te perdre et y rejouer un remake de Détour mortel.. et pourtant, c'est un désert médical ! Bah oui, c'est pas Nice ni Paris, y a pas la vie culturelle que tu as à Lyon ou Paris, c'est blindé d'assistés et de vieux retraités du nord qui viennent littéralement mourir ici tu comprends. Et au final, UN orthophoniste dispo pour une ville entière, 3 pauvres kinés dont un seul accepte de se déplacer (oui, merci pour les personnes paralysées..)... Et lorsqu'on appelle plusieurs cabinets pour avoir un généraliste qui accepte de nous prendre dans sa clientèle et qui puisse se déplacer, un seul accepte (ouf !) quand celui qu'avait eu ma grand-mère avant de décéder et qui vient une fois par mois voir notre voisine refuse de nous prendre et de bouger ses fesses de deux mètres pour nous...
    Alors oui cette histoire d'obliger les médecins à aller s'enterrer en pleine cambrousse comme vous dites est en effet bien dégueulasse,j'ai d'ailleurs aussi en horreur ce type de loi et circulaires typiquement liberticide (n'ayons pas peur des mots) mais si çà existait déjà, on n'aurait pas galéré comme çà à trouver un généraliste, puis un ortho et enfin un kiné. Et nous, y a même pas les médecins bulgares ou roumains qui viennent s'installler ici.
    Battez vous pour les vraies raisons, faites exploser ce concept ridicule de numerus clausus, acceptez de comprendre que vous n'êtes pas les seuls à avoir engrangé 10 ans d'études et qu'en réalité les patients ne vous crachent pas dessus. Deux ans ou même cinq, ce n'est rien. Surtout que c'est temporaire, passé cette période, le médecin est libre d'aller où il veut.
    Mais comme dit Martin Wrinckler, certains médecins manquent d'humilité.

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  128. Salut,

    Dur de faire un métier "à vocation" quand plus personne ne croit plus qu'au fric et à soi.

    Mais la trouille touche tout le monde, et les années trente ont montré combien la trouille pouvait rendre con.

    Par chance, on en est pas là.

    Parfois, dans cette ambiance, on se demande pourquoi encore...
    Alors on peut essayer de se souvenir d'un sourire de gamin, d'une toile d'araignée pleine de rosée... juste un truc pour dire "encore un peu".

    courage

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  129. Gelule... Ne perds pas espoir. Parce que ce sont des médecins comme toi qui changeront l'idée des gens. Des médecins humains. Parce que, désolée, mais non, il en existe tant à présent des inhumains, des pervertis par le fric, que forcément ça change de plus en plus la donne. Mais si des gens comme toi laissent tomber, il ne restera plus que les mauvais.

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